"La méthode Frérot" plébiscitée par la Bourse
Le groupe de services à l'environnement maintient ses prévisions 2013 et accélère son désendettement. Il n'en fallait pas plus pour emballer les analystes qui réitèrent leur confiance au nouvel homme fort de l'entreprise.
Antoine Frérot, le patron de Veolia Environnement, est-il en passe de gagner son pari ? Celui de renforcer son groupe à l'international avec une organisation simplifiée et renforcée ; celui de réduire drastiquement un endettement qui a presque toujours affaibli l'entreprise ; celui de solidifier la structure de bilan ? La Bourse, elle, semble bel et bien convaincue. L'action bondit de près de 8% aujourd'hui, soit la meilleure performance des valeurs du CAC 40. Il faut dire que l'homme fort du groupe de services à l'environnement s'attèle depuis le début de l'année à répondre à ces défis. Côté développement à l'international, il en a fait, ce n'est un mystère pour personne, son cheval de bataille. Et l'accord trouvé avec EDF sur Dalkia en est la preuve manifeste. Le désendettement ? Il annonce ce matin que sa dette nette a été ramenée à 9,6 milliards d'euros et que les économies de coûts se poursuivent à un rythme soutenu, en ligne avec les objectifs fixés en début d'année. La structure de bilan ? Il vient d'officialiser l'arrivée à la direction des finances d'une grosse pointure dans ce domaine : Philippe Capron, précédemment chez Vivendi.
"Le groupe est aujourd'hui concentré sur sa réorganisation. Il est enfin sur le chemin de la croissance rentable. C'est un paquebot qui n'est pas facile à faire bouger, mais Antoine Frérot s'y prend très bien et c'est la raison pour laquelle les financiers sont de plus en plus nombreux à lui faire confiance", note un analyste.
De fait, les métiers de l'environnement ne sont pas dans une période faste. La concurrence fait rage et les marges sont de plus en plus difficiles à tenir. Surtout en Europe. Ce qui n'a pas empêché Veolia d'annoncer un résultat opérationnel récurrent en progression de 19% à 620,8 millions d'euros, en hausse de 20,4% sur les neuf premiers mois de l'année. Surtout, Le groupe confirme ses objectifs à moyen terme : après 2013, il vise une croissance organique de son chiffre d'affaires de plus de 3% par an et un taux de distribution en ligne avec la moyenne historique.
En Bourse, la "méthode Frérot" a permis au titre de reprendre des couleurs depuis le début de l'année puisqu'il affiche un gain de 41%, bien supérieur à la progression de l'indice phare parisien. En revanche, il demeure à la peine sur trois ans (-38%) et sur cinq ans (-33%). Les utilities n'ont pas encore réussi à récupérer le déficit de confiance des investisseurs subi dès 2007 en raison du poids de leur endettement.
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17/09/2021 - 10:31

