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CGG en quête d'une plus large adhésion de ses créanciers
Après avoir trouvé un accord à l’arraché avec la majorité de ses grands créanciers, CGG n’en a pas fini pour autant avec les arguties judiciaires. Le groupe doit maintenant obtenir l’aval d’une plus large part de ses créanciers aussi bien en France qu’aux Etats-Unis. D’où le lancement d’une procédure de sauvegarde en France et deux autres aux Etats-Unis, une "Chapter 11" (procédure de faillite classique) et une "Chapter 15" (procédure permettant à une entreprise non-américaine de solliciter la justice des Etats-Unis). Soit une première en France, jamais une entreprise n’ayant été sous le coup symétrique d’une telle action des deux côtés de l’Atlantique. La société doit rallier les 2/3 de chacun des comités de dette pour pouvoir avancer dans la restructuration de sa dette. Si tel est le cas, et après signatures formelles de ces comités, CGG pourra, dès la fin juillet, convoquer une assemblée générale extraordinaire des actionnaires en vue d’approuver ce plan. Ce qui, compte tenu des délais légaux, repousse vers le mois d’octobre cette réunion.
Dès lors, les deux cours françaises et américaines pourront se réunir en novembre et approuver les plans. La mise en œuvre effective de cette lourde restructuration n’est donc pas attendue avant le début de l’année prochaine. Rappelons que ce programme, vital pour CGG comporte 4 volets : le maintien tel qu’aujourd’hui du périmètre de l’entreprise ; une extension de la dette sécurisée de 800 millions de dollars sans aucune échéance avant 2022 ; une conversion en actions de la dette non sécurisée pour 1,95 milliard de dollars et enfin une injection de « new money » pour l’équivalent de 500 millions de dollars via une augmentation de capital de 125 millions de dollars (une ABSA) et une ligne de crédit de 375 millions de dollars. Opération largement dilutive pour les actionnaires actuels, raison pour laquelle d’ailleurs Bpifrance s’est retiré des négociations. Pour rendre la potion un peu moins amère, les banquiers conseils de CGG ont eu l’idée d’assortir l’augmentation de capital de Warrants, lesquels permettront d’obtenir des titres optionnels d’une durée de vie de 3 et 5 ans et d’augmenter à terme, leur participation si tout se passe bien.
Au-delà de tous ces aspects techniques, on voit bien que CGG et ses conseillers financiers ont travaillé dur pour permettre à la société de réduire drastiquement son endettement tout en se donnant les moyens de faire face à l’atonie de son marché. De la bouche même de son patron, Jean-Georges Malcor, 2017 ne devrait pas être meilleur que 2016 qui avait déjà subi les conséquences d’un marché pétrolier toujours aussi fragile. En attendant une reprise de l’activité, la société se met en ordre de marche pour améliorer son bilan.
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