Machines à sous
La reprise de l'hotellerie et la stabilisation des casinos arrivent à point nommé avant l'introduction en bourse de Groupe Lucien Barrière.
Accor peut pousser un soupir de soulagement. Alors que la cession de ses 49% dans GLB par introduction en bourse est programmée pour l'automne, les chiffres publiés par le groupe d'hôtels et de casinos montrent une net frémissement au troisième trimestre de l'exercice clos fin octobre.
Si le chiffre d'affaires global n'a progressé que de 0,5%, ramenant le repli sur neuf mois à 1,6%, les performances détaillées sont nettement plus porteuses d'avenir.
L'hôtellerie qui représente le quart de l'activité nette enregistre des progrès montrant que les établissements de luxe sont au diapason de la reprise des activités haut de gamme. Le chiffre d'affaires augmente ainsi de 10% au dernier trimestre portant la progression sur neuf mois (novembre-juillet) à 7,7%. La hausse du taux d'occupation à 60,2% sur neuf mois (dont 65,6% au troisième trimestre) contre 56,5% sur l'ensemble de 2009 et l'augmentation sensible du revenu par chambre laissent entrevoir une amélioration de la rentabilité.
De même si la conjoncture reste maussade dans les casinos, Groupe Lucien Barrière constate un ralentissement de la baisse du produit brut des jeux qui n'est plus que de 1,3% au troisième trimestre contre 4,5% au premier semestre. GLB enregistre en outre une progression de 1,9% du nombre d'entrées cumulées sur 12 mois dans ses casinos. Et les derniers créés par le groupe (Toulouse, Lille, Le caire ...) ont vu leur activité progresser de 27%.
Le propriétaire des casinos d'Enghien et Deauville profite aussi de la diminution des prélèvements dont le taux est revenu à 55,3% contre 57,8% à la suite de la disntinction entre jeux de table et machines à sous.
Le chiffre d'affaires net du groupe enregistre ainsi une progression de 4,2% sur neuf mois grâce à la hausse de 6,2% du troisième trimestre. Comme les coûts fixes sontr très importants dans ses activités le propriétaire du Fouquet's peut escompter une progresssion sensible de ses profits à mesure que ses recettes repartent de l'avant. De quoi rassurer les investisseurs qu'il va falloir convaincre de racheter les 17,5 millions d'actions qu'Accor souhaite vendre pour récupérer plus de 500 millions d'euros.
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