Macro-économie / Taux / Sur les marchés / Banque-assurance
Macro-économie / Taux
Sur les marchés / Banque-assurance
Lendix part à l'assaut de l'Europe
En attendant d’être complètement fixé sur le futur texte de loi encadrant le crowdfunding à l’échelle européenne et dont WanSquare présentait les principaux axes hier, Lendix, lui, avance d’ores et déjà ses pions à l’international afin d’avoir une longueur d’avance sur ses concurrents.
Après la France, l’Espagne et l’Italie, le groupe spécialisé dans le prêt aux PME a effectivement décidé d’aller encore un peu plus loin en s’implantant aussi en Allemagne et aux Pays-Bas. Et ce, dans le but d’être plus près des emprunteurs. « Depuis 6 mois, nous préparons ces ouvertures et nous en avons profité pour renforcer notre structure avec la création d’un poste de responsable du crédit Europe, d’un responsable productivité Europe et le recrutement d’une directrice financière », précise Patrick de Nonneville, directeur général de Lendix
Rappelons que la plateforme permet aux PME d’emprunter de 30.000 euros à 5 millions d’euros sur des durées de 3 mois à 7 ans. La société a déjà réalisé 150 millions d’euros de prêts via 300 projets de développement. Si elle ne donne, en revanche pas de précisions sur sa rentabilité, elle indique que son business model repose sur des frais d’environ 5% des montants empruntés. Elle a tout récemment obtenu un nouveau financement institutionnel de 200 millions d’euros qui lui permettra d’affiner ses développements technologiques et de concrétiser ses ambitions européennes. Elle est, parallèlement, en train de finaliser la création d’un 3ème fonds, doté, cette fois, de 200 millions d’euros (180 millions sont d’ores et déjà sécurisés) après un précédent de 90 millions et un premier de 26 millions.
Les équipes de Lendix se disent ainsi très optimistes pour les mois à venir compte tenu de l’architecture de la société et de sa façon de procéder à l’étranger où elle répond à de réels besoins compte tenu de cadres réglementaires plus contraignants pour les banques locales. Elles se montrent en revanche plus sceptiques sur les futures mesures concoctées par Bruxelles, celles-ci étant « contre-intuitives » par rapport aux impératifs de cette activité. Conscient des challenges qu’il va devoir encore relever, Olivier Goy, le patron du groupe, en a identifiés plus particulièrement trois : être particulièrement attentif à la qualité des emprunteurs pour minimiser les taux de défaut, trouver les bons responsables pour les prochaines ouvertures de bureau à l’étranger et enfin mettre les bouchées doubles pour optimiser la technologie des plateformes, et plus particulièrement celles mises à disposition des emprunteurs.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

