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Actualité des sociétés
Le renouvellement du mandat de Frérot voté à 96%
Il revient
de loin. Mais comme on pouvait le supposer au vu des dernières déclarations
des principaux actionnaires du groupe de services à l’environnement (à
commencer par la Caisse des Dépôts), Antoine Frérot a bien reçu le quitus de la
majorité des porteurs de parts réunis en assemblée générale ce jour pour
poursuivre, pour quatre années supplémentaires, son mandat de P-dg. Le score est
même sans appel puisque son renouvellement a été voté à 96,23%. Tout comme a
été ratifiée à une très large majorité des présents sa rémunération annuelle de
1,7 million d’euros.
Malgré quelques incertitudes nées de la démission de ses postes d’administrateurs du groupe Dassault, que l’on sait hostile à l’homme fort de Veolia, il a donc maintenant les mains libres pour mener à bien ses projets stratégiques. Lors d’un long discours de présentation de ses ambitions, il a notamment détaillé les 7 leviers de croissance qu’il comptait utiliser pour parvenir à ses fins.
Parmi ceux-ci, le développement de l’économie circulaire, des solutions innovantes pour optimiser la gestion des villes, le traitement des pollutions les plus difficiles ou des opérations de démantèlement (des plateformes offshore ou des centrales nucléaires). Globalement, Antoine Frérot se montre d’ores et déjà assez optimiste pour l’année en cours, anticipant une croissance « significative » du chiffre d’affaires mais aussi du résultat opérationnel récurrent et du profit net récurrent, grâce notamment à la baisse des frais financiers.
Répondant à
une question de la salle, Antoine Frérot a également eu à cœur de préciser qu’à
ses yeux, les événements « déstabilisants » ayant précédé la décision
de l’AG étaient « derrière lui » et qu’il pensait avoir dorénavant
tous les pouvoirs nécessaires pour
diriger Veolia et le mener là où il souhaitait. « Veolia est aujourd’hui
une entreprise désendettée, réorganisée et reprofilée. 2014 sera l’année du
retour de la croissance grâce à tous ses métiers et ses 200.000 collaborateurs.
Y compris en France », a martelé le P-dg pour qui son groupe est, de toute
façon, contraint d’évoluer pour suivre le rythme de ses différents marchés, qui
bougent à vitesse grand V.
Pour convaincre
définitivement tout le monde, il lui reste toutefois un challenge de taille à
relever : assurer le redressement du titre, qui a largement fondu ces
dernières années (hormis l’année dernière où il s’est repris de 60% quand le
CAC 40 n’a gagné « que » 22%). Pour cela, seules les performances de
l’entreprise pourront y contribuer. Antoine Frérot en a bien conscience. C’est
à ce seul prix qu’il parviendra à résorber les dernières réticences de ses
détracteurs. Depuis le début de l’année, l’action du groupe de services à l’environnement
s’adjuge déjà près de 21% contre 4,2% pour l’indice phare parisien. Il tient le
bon bout.
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