Macro-économie / Taux / Sur les marchés
Macro-économie / Taux
Sur les marchés
Les IPO françaises en petite forme en 2017
L’Europe a manifestement tiré les statistiques des M&A dans le monde l’an passé. Mais qu’en est-il du marché des IPO sur Euronext, marché passablement endormi depuis 2008 ? Selon les chiffres compilés par Allegra Finance, justement spécialisé dans l’accompagnement d’entreprises pour leur introduction en Bourse, 2017 aura été un millésime assez moyen, les résultats étant loin d’atteindre les plus hauts de 2007 et même ceux de 2014 et 2015. Au total, entre les opérations réalisées sur Euronext et celles sur le compartiment nouvellement dénommé Euronext Growth (qui a remplacé Alternext), 22 entreprises, dont 10 sur Euronext, ont été introduites ou transférées pour un montant global de 2,43 milliards d’euros. C’est quasiment pareil qu’en 2016 (avec 20 opérations), mais c’est moins bien que les deux années précédentes qui avaient totalisé respectivement 40 et 42 IPO pour 4,5 milliards et 4,8 milliards. En 2014 et 2015, plusieurs opérations d’envergure comme l’introduction d’Amundi, mais aussi d’Elis et de Spie, avaient gonflé les statistiques.
Alors que cette année, mise à part l’entrée de la filiale de Société Générale, les autres opérations étaient de plus petite taille. L’arrivée de Carmila (foncière de Carrefour) comme de Tikehau s’est déroulée par augmentation de capital, ces deux entités ayant déjà une structure cotée en Bourse. Par secteur, il est intéressant de noter le retour en force des sociétés industrielles (avec 36% des opérations) aux côtés de la santé (32%). Les technos n’ont représenté que 9% tout comme les biens de consommation.
Côté performance boursière, le compte n’y est pas non plus. Si certaines valeurs s’en sortent très bien comme Baylo (+57% depuis son IPO), Biom’up (+26,7%) ou X-Fab (+20%), d’autres comme Lysogène (-44%), Inventiva (-41%) ou Valbiotis (-39%), emmènent vers le bas le bilan global. Celui-ci s’inscrit ainsi en moyenne en recul de 6,4% pour toutes les IPO réalisées en 2017, celles organisées sur Euronext Growth totalisant même un repli de 8,4% depuis leur opération. Performance qui contraste avec la tendance observée par l’indice Mid & Small l’an passé (+22%), mais aussi par celui d’Euronext Growth (+29,8%).
Ce qui n’empêche pas les banquiers conseil d’anticiper un meilleur millésime 2018 grâce à la sortie de nouveaux LBO mais aussi d’opérations de grande envergure à la faveur, notamment, d’introductions de filiales de sociétés financières.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

