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Danone souffle le chaud et le froid
Danone souffle le chaud et le froid ce matin en annonçant une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle, c'est que le groupe agroalimentaire revoit à la hausse ses perspectives de marge opérationnelle courante pour 2016. La mauvaise, c'est qu'il a parallèlement prévenu qu'il manquerait légèrement son objectif de chiffre d'affaires en raison de ventes décevantes au niveau des produits laitiers en Europe, notamment en Espagne. La société anticipe désormais une croissance de son activité légèrement inférieure aux +3% à +5% attendus jusqu'ici. "Le déploiement de la nouvelle identité de la marque Activia à travers l'Europe a été bien accueilli par les consommateurs et Danone continuera de la développer. Toutefois, les plans d’exécution locaux sont en cours d’adaptation et les équipes ont déjà commencé à mettre en oeuvre ces ajustements pays par pays", commente-t-elle dans un communiqué.
La directrice financière Cécile Cabanis avait déjà déclaré en octobre, lors de la publication des performances à 9 mois que le chiffre d'affaires de 2016 s'inscrirait dans le bas de la fourchette, à cause du déstockage observé en Chine sur les divisions "eaux" et "nutrition infantile".
Ce matin, la Bourse de Paris semble privilégier la mauvaise nouvelle, l'action cédant 2,7%. Selon Virginie Roumage, analyste qui suit la valeur chez Bryan Garnier, ce mouvement n'est pas étonnant, l'amélioration de la marge opérationnelle courante découlant mécaniquement de la détérioration des anticipations de chiffre d'affaires. Pour elle, Danone a très certainement fait preuve d'un excès d'optimisme sur les ventes d'Activia mais ne voit pas ici de raison de s'inquiéter outre mesure. "La direction a pris les bonnes décisions, mais celles-ci mettront plus de temps que prévu à se traduire dans les faits. Tout ceci ne constitue pas en soi de réelles mauvaises nouvelles". D'autant que Danone s'attelle plus que jamais à équilibrer son portefeuille d'actifs et la répartition de ses forces géographiques. Comme en témoigne l'acquisition de WhiteWave aux Etats-Unis, opération qui, bien que chèrement payée, trouve toute sa logique stratégique. Quant à l'Asie, la zone n'a actuellement pas vraiment le vent en poupe, mais la direction de l'entreprise agroalimentaire continue d'y voir de véritables opportunités de développement.
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