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Les banques européennes à la peine,  les françaises dans le vert hormis Natixis

En assez net repli ce matin, les banques françaises reprennent du poil de la bête cet après-midi. La filiale de BPCE, elle, est pénalisée par la publication de ses résultats à neuf mois. Deutsche Bank devrait bientôt être fixée sur le poids de l'amende infligée par les Etats-Unis.
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Parmi les secteurs les plus susceptibles d’être touchés par l’élection de Donald Trump, celui de la banque semble bien évidemment en première ligne de mire. Et pour cause, le secteur est très sensible à toutes les grandes nouvelles macro-économiques et politiques. D'autant que l'arrivée de cette nouvelle figure est susceptible de rebattre les cartes de nombre de dirigeants de grandes institutions. Et de fait, tous les établissements bancaires européens sont à la peine ce mercredi. A commencer par ceux empêtrés avec la justice américaine qui attendait le résultat des scrutins pour rendre public ses décisions.

Deutsche Bank abandonne 2% et UniCredit 2,1%. BBVA de son côté, plonge de près de 8,4%, les investisseurs craignant que la banque espagnole, très impliquée au Mexique ne soit touchée par l’effondrement du peso. HSBC abandonne pour sa part, environ 1% et Barclays 0,94%.

En France, le schéma n’est pas aussi sombre et les replis subis par les protagonistes cotés sont quasiment indolores, toutes étant dans le vert. Seul Natixis enregistre un large recul. Mais l’annonce en provenance des Etats-Unis n’y est pas pour grand-chose. La filiale de BPCE annonçait hier soir ses résultats trimestriels et à neuf mois. Ceux-ci, bien qu’en ligne avec les anticipations des analystes n’ont pas enthousiasmé la communauté financière, c’est le moins que l’on puisse dire. Après avoir perdu plus de 7% dans la matinée, l’action cède encore 5,6%. Le groupe dirigé par Laurent Mignon a annoncé un PNB en progression de 8% à 2,1 milliards d’euros au 3ème trimestre 2016 par rapport au 3ème trimestre 2015. Le résultat brut d'exploitation a gagné 17% sur la même période à 659 millions d’euros et 14% au niveau des métiers cœurs. En intégrant les éléments exceptionnels et l'impact IFRIC 21, le résultat net part du groupe s’est établi à 298 millions d’euros en hausse de 2% sur un an. Sur neuf mois, le résultat net, toujours en intégrant éléments exceptionnels et l’impact IFRIC 21 a totalisé 879 millions d’euros contre 1,02 milliard en 2015.

« Nos résultats ce trimestre sont marqués par une production de crédits soutenue en banque de proximité et une croissance de 15 % des revenus de la Banque de Grande Clientèle de Natixis. Notre modèle de banque universelle démontre ainsi sa pertinence : les performances des métiers de Natixis compensent en partie l'impact des taux bas sur les revenus de la banque de proximité. Un coût du risque en forte baisse et la diminution de la charge d'impôt permettent au résultat net récurrent du groupe de progresser de 8,6 % à 2,8 milliards d'euros sur les neuf premiers mois de l'année. Ces bons résultats financiers permettent au groupe d'atteindre son objectif de ratio de solvabilité global de 18 % avec plus de deux ans d'avance sur l'objectif », a pourtant tenu à préciser François Pérol en présentant les performances à neuf mois de BPCE.

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