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Pourquoi la Chine devrait réserver de bonnes surprises

Nombre d'entreprises chinoises sont appelées à un bel avenir, assure Robeco, qui met en avant les nombreuses réformes structurelles en cours. Le pays est en train de vivre une gigantesque mutation où la nouvelle économie prend le pas sur l'ancienne, encore aux mains de l'Etat.
Pékin - Chine
Pékin - Chine

A l'heure où bon nombre de cabinets d'analyse et de sociétés de gestion retrouvent dans les pays émergents et l'Asie un thème d'investissement fort, Robeco, par la voix de sa responsable des portefeuilles actions Chine, Victoria Mio, a dressé aujourd'hui un bilan précis de la zone et de ses perspectives. Côté macro, la baisse du PIB est manifestement terminée et devrait dorénavant se stabiliser aux niveaux actuels. La société de gestion anticipe ainsi une croissance 6,7% cette année et 6,6% l'an prochain contre 6,4% en 2015. Et ce, grâce essentiellement à la relève de la nouvelle économie (technos, télécoms, santé, biens de consommation) en passe de dépasser l'ancienne (énergie, chimie, matériaux de construction, industrielles, financières), majoritairement entre les mains du gouvernement. "L'accélération des réformes structurelles actuelles et la dérégulation du secteur des services devraient être les deux moteurs de la croissance future", soutient la responsable de Robeco.

Selon elle, la bulle constatée sur le marché immobilier chinois devrait par ailleurs se tasser, alors que les besoins en infrastructures et la hausse de la demande conduite par l'éclosion d'une nouvelle "middle class" (favorisée par de récentes réformes visant à encourager l'urbanisation) devraient favoriser l'économie locale tournée davantage autour des services.

Parmi les thèmes d'investissement préférés de Victoria Mio, ceux susceptibles de profiter au premier chef des prochaines réformes structurelles. A savoir les biens de consommation, les technos, les services de la santé, les infrastructures et les biens d'équipement dans la perspective du "Make-in-China 2025". Et de donner également son avis sur les autres pays avoisinants : elle est ainsi positive sur la Corée du Sud, dotée de nombreuses entreprises sous-évaluées, et le Japon, rompu aux retours généreux pour les actionnaires. Elle est neutre sur l'Inde, qui profite toujours d'une belle histoire de "recovery" mais se trouve pénalisée par des valorisations de sociétés un peu trop élevées. Idem pour Taïwan, Singapour, la Thaïlande et l'Australie. Elle est en revanche dubitative sur la Malaisie au potentiel de hausse limité, l'Indonésie et Hong-Kong.

En attendant, on apprenait ce matin que la Chine allait restreindre drastiquement les acquisitions réalisées par ses entreprises à l'étranger, afin de juguler les colossales fuites de capitaux et de rationaliser les investissements réalisés, selon le gouvernement et des informations de presse.

Avec l'objectif affiché d'enrayer la frénésie acheteuse des entreprises chinoises à travers le monde, Pékin veut leur interdire la plupart des investissements de plus de 10 milliards de dollars. En outre, le gouvernement s'opposera à toutes les acquisitions supérieures à 1 milliard de dollars qui sortiraient des "activités fondamentales" du groupe chinois concerné. Enfin, les entreprises d'Etat se verront interdire tout investissement immobilier de plus de 1 milliard de dollars hors de Chine.

Le géant asiatique est devenu en 2015 exportateur net de capitaux. En excluant le secteur financier, les investissements chinois ont atteint 146 milliards de dollars sur les dix premiers mois de 2016, soit une flambée de 53% sur un an.

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