WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Nicolas Dufourcq milite pour le retour de grosses usines en France

En présentant une activité 2017 très dynamique dans tous ses métiers, le patron de Bpifrance a lancé quelques idées et recommandations pour permettre à la France et au tissu d'entrepreneurs nationaux de poursuivre sur une belle lancée. "Une ETI qui n'investit pas à l'international est un sujet d'insurrection", a-t-il notamment déclaré.
Nicolas Dufourcq - bpifrance - banque publique d'investissement
Nicolas Dufourcq - bpifrance - banque publique d'investissement

« Tout ce que vous devez faire, faites le maintenant », conseillait ce matin Nicolas Dufourcq, patron de Bpifrance à tous ses potentiels clients et partenaires. Et ce, à l’occasion de la présentation de son activité en 2017 et des grandes tendances à prévoir pour 2018. Car pour l’homme fort de la banque publique, il reste toujours au moins 24 mois de bon à prendre compte tenu d’un contexte macro et micro économique au beau fixe. Tout en prévenant qu’au regard de l’évolution actuelle de la courbe des taux à 10 ans américaine, il y a fort à parier qu’un ralentissement suivra immanquablement. Seul point noir à l’horizon, le déficit commercial français toujours important. « Ce n’est effectivement pas normal. Il n’est surtout pas tenable que nous ayons un déficit régulier de 15 milliards d’euros avec l’Allemagne. Pour contrer cette tendance, il faudrait que la France dispose à nouveau de grosses usines. Il faut se remettre dans cette idée là. D’autant que le pays a les moyens de financer ces investissements », a-t-il lancé.

« Nous avons enregistré une année record dans tous nos métiers. La dynamique est là. Nous allons encore plus accompagner les entreprises à l’avenir et surtout à l’export », a souligné Nicolas Dufourcq qui vient de voir son mandat renouvelé pour 5 ans et pour qui une ETI qui n’investit pas à l’international est « un sujet d’insurrection ! ».

Quelques chiffres pour témoigner de ce dynamisme : la banque a accordé 7,2 milliards d’euros de crédits à l’investissement (+5,8%), 8,9 milliards de prêts bancaires privés garantis (+6%), 4 milliards d’investissement en capital (+70%), dont 1 milliard dans les fonds partenaires (+47%), 20 milliards sous forme de garanties pour l’export. De la sorte, 85.000 entreprises ont été financées et 7.500 accompagnées en conseil, formation et mise en relation.

« Plus que jamais, nous voulons être la banque de l’export, de l’innovation et de la transition écologique des TPE avec le soutien des conseils régionaux », a précisé le numéro un de Bpifrance. Parmi les projets symptomatiques : la création d’un fonds de 50 millions d’euros avec la DGA en vue d’investir dans des start-up de la défense, spécialisées dans la cybersécurité. Mais aussi son prochain rapprochement avec CDC IC, Nicolas Dufourcq ayant officiellement confirmé les informations de WanSquare de la semaine dernière. Une première réunion formelle est prévue dès cet après-midi pour concrétiser l’opération. Elle prendra vraisemblablement la forme d’une absorption de l’entité et de ses actifs sous gestion, au regard de la vocation de la banque d’orchestrer tous les investissements dans le privé, laissant à la CDC son prisme public.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article