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L'année commence très mal pour les valeurs pétrolières
Si certains pensaient qu’elles pourraient bénéficier d’un mouvement de reprise, les valeurs pétrolières commencent bien mal l’année. Elles trustent déjà le podium des plus fortes baisses du SBF 120 depuis le 1er janvier :-23,5% pour Vallourec qui a touché aujourd’hui un nouveau plus bas historique à 6,51 euros, -18,5% pour Maurel & Prom, -16,8% pour Technip. CGG n’est pas loin avec un recul de 13,3% tandis que Total lâche 9%. Le contexte géopolitique et les anticipations faites par l’ensemble des spécialistes de l’or noir, ne sont effectivement pas de nature à rassurer les investisseurs. En outre, plus la situation se complique sur le front des prix du baril, plus le bilan de sociétés comme Vallourec, CGG ou Maurel & Prom se fragilise.
Aujourd’hui se tenait l’assemblée générale de CGG afin d’entériner le projet d’augmentation de capital de 350 millions d’euros, projet finalement approuvé par les actionnaires. Il faut dire qu’ils n’ont pas vraiment le choix, l’entreprise étant contrainte d’en passer par là pour pouvoir sortir de l’ornière où elle se trouve compte tenu de la réduction drastique de tous les investissements de ses donneurs d’ordres. C’est d’ailleurs cette perspective qui contribue à affaiblir le cours de Bourse, l’augmentation de capital devant très probablement se faire avec une importante décote. Certains actionnaires du groupe ont d’ores et déjà prévu de souscrire, comme Bpifrance qui possède 7,04% du capital ou Financière de l’Echiquier (5,63%).
Le cas de Vallourec est plus incertain puisque l’on ne sait pas encore comment sera organisée l’opération visant à remettre à flot l’entreprise. Le schéma d’une augmentation de capital en partie réservée semble inéluctable. En attendant, l’action dévisse un peu plus chaque jour. A tel point que le groupe de tubes ne vaut plus que…890 millions d’euros en Bourse pour un chiffre d’affaires de 5,7 milliards d’euros et plus de 4 milliards d’euros de capitaux propres à fin 2014. Les spéculateurs se sont emparés de la valeur et les vendeurs à découvert ne cessent d’augmenter leur position. De quoi compliquer les projets de restructuration actuels.
Quant à Maurel & Prom, la société dirigée par Jean-François Henin pâtit de sa petite taille, même si le groupe vient de procéder à une opération de fusion avec l’une de ses ex-filiales, MPI.
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