WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Régulation / Concurrence / Banque-assurance / Régulation

Régulation / Concurrence
Banque-assurance / Régulation

Stress-tests : les assureurs européens également passés au crible

Après le régulateur bancaire, c’est au tour du gendarme de l’assurance européen d’annoncer la méthodologie de ses tests. Les modalités et le but poursuivi différent quelque peu.
EIOPA - logo
EIOPA - logo

Les institutions financières européennes entrent en période d’examens et ce, jusqu’au troisième trimestre 2014. Mercredi, l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (Eiopa) a donné le coup d’envoi à une nouvelle série de stress-tests pour les assureurs du Vieux Continent. La veille, c’est le régulateur bancaire (EBA) qui avait dévoilé les modalités des tests de résistance bancaire. Si les deux gendarmes visent à s’assureur de la solidité des groupes pour garantir la stabilité du système financier, les deux inspections diffèrent.

Les résultats des tests de l’Eiopa seront connus en novembre prochain, soit quelques jours, voire semaines, après ceux de son homologue bancaire. Les examens des assureurs seront basés sur les nouvelles règles de Solvabilité 2, qui entreront en vigueur début 2016. « Le stress-test de l’Eiopa porte sur la résistance d’ensemble du secteur de l’assurance de l’Union européenne et sur l’identification de ses grands points faibles en cas d’apparition de chocs de grande ampleur », selon les mots de Gabriel Bernardino, président du régulateur.

Bien que son organisme ait indiqué qu’« au moins 50% des parts de marché dans chaque pays (seraient) couvertes, à la fois sur les segments vie et non-vie », la liste exacte des groupes passés au crible ne sera pas divulguée. De la même manière, si des assureurs venaient à échouer aux tests, leur nom resterait tu. « Il ne s’agit pas de tel ou tel échec en particulier ; il ne s’agit pas d’un test du type ‘ça passe ou ça casse’ », a expliqué Gabriel Bernardino lundi lors d’un sommet Reuters sur la régulation. Il s’agit surtout d’identifier les points faibles dans la mise en place des nouvelles normes prudentielles pour les assureurs. Une différence considérable par rapport aux tests bancaires qui lèvera le voile sur les mauvais élèves, lesquels devront se recapitaliser dans la foulée. Un exercice de transparence complet qui servira de premier outil à la BCE, futur superviseur bancaire, pour rétablir la confiance dans le secteur.

Les assureurs seront testés sur la base de deux modules. Le premier comprend deux scénarios adverses. Ces derniers, élaborés avec le Comité européen du risque systémique (ESRB), mettent en place des chocs sur les obligations souveraines et corporate ainsi que sur les actions. Les scénarios noirs de marché seront complétés par des chocs de nature assurantielle, tels que ceux sur la mortalité, la longévité, l’insuffisance de provisionnement et les catastrophes mais aussi sur l’immobilier et les taux d’intérêt. Le second module porte sur l’impact d’un environnement persistant de faibles taux d’intérêt, point surveillé par l’Eiopa. L’exercice sera mené en étroite coopération avec les autorités de supervision nationales, comme l’ACPR en France, qui seront notamment chargées de collecter les données.

En 2011, 10% des assureurs testés avaient échoué. Cette année, les grands assureurs ne s’attendent pas à de grandes surprises, étant bien préparés à Solvabilité 2 et à ces examens. Toutefois les firmes, notamment de plus petites tailles, se plaignent des coûts, du poids administratif et du calendrier serré de ces contraintes réglementaires.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article