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Casino : Jean-Charles Naouri pousse ses pions à Paris

L'autorité de la Concurrence vient d'autoriser Casino à reprendre 100% de Monoprix, mais en lui demandant de céder une cinquantaine de Franprix et Monop'. Une belle occasion de se concentrer sur le marché parisien.
Bonne nouvelle pour le groupe dirigé par Jean-Charles Naouri : l'Autorité de la concurrence vient de donner son feu vert pour la reprise à 100% de Monoprix. Depuis mars dernier, l'Autorité planchait sur le projet de reprise par Casino des parts détenues par les Galeries Lafayette et ses possibles répercussions sur l'équilibre des différentes enseignes à Paris et en province. Dans ce cadre, Casino s'est engagé à vendre 58 magasins, essentiellement des Franprix et des Monop' dans la capitale. Avant même le rachat des parts des Galeries Lafayette, la position de Casino était déjà très importante puisqu'il totalisait 61,7% des parts de marché en surfaces à Paris. En mettant 1,18 milliard d'euros sur la table pour financer cette acquisition, Jean-Charles Naouri qui vient d'être nommé représentant spécial pour le Brésil, fait une bonne affaire. Il se concentre ainsi sur le juteux marché parisien. Une façon habile de contourner le net ralentissement de la consommation française. Le développement du groupe dépendra toutefois aussi du succès de ses différents projets dans les pays émergents où il est très implanté (l'Amérique latine et plus particulièrement le Brésil où il vient de nommer une grosse pointure du secteur à sa tête, représente l'essentiel de ses implantions internationales). De manière à optimiser son bilan, Casino a également annoncé la semaine dernière, la signature d'une ligne de crédit d'un montant d'un milliard de dollars (environ 770 millions d'euros) auprès d'un groupe de 10 banques internationales. Cette ligne de crédit a été conclue pour une durée de cinq ans auprès de JPMorgan et RBS, les deux banques coordinatrices du projet, aux côtés de Bank of America-Merrill Lynch, Bank of Tokyo-Mitsubishi, Barclays, Citi, Crédit Suisse, Deutsche Bank, Goldman Sachs et Mizuho Bank. Il lui faut aussi gérer le développement de sa filiale immobilière Mercialys. Celle-ci n'est pas en très grande forme boursière depuis le départ de son patron, Jacques Ehrmann en septembre 2012. La société gère des actifs commerciaux de Casino. Elle est actuellement en train de procéder à des cessions. 430 millions d'euros d'actifs ont d'ores et déjà été cédés au 30 avril 2013 sur un programme total de 472 millions d'euros. A ce titre, le groupe vient de procéder au deuxième versement d'un dividende exceptionnel permettant à la valeur d'offrir un très beau rendement de plus de 7%. Pour autant, l'action Mercialys perd 11% depuis le début de l'année, les analystes attendant d'en savoir plus sur les projets stratégiques de la nouvelle direction pour se repositionner. Casino, de son côté est quasiment étale depuis janvier 2013 et gagne 11% sur trois ans. Son principal rival (où est d'ailleurs parti Jacques Ehrmann pour diriger sa filiale immobilière), en l'occurrence Carrefour, fait mieux depuis le début de l'année avec un gain de presque 10% en Bourse. En revanche, ce distributeur peine encore à effacer les faiblesses de ces dernières années et perd 39% sur trois ans.
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