WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Entreprises / Actions / Actualité des sociétés

Entreprises / Actions
Actualité des sociétés

Fimalac au-dessus de son cours d'OPA

Le titre cote 132 euros ce matin, un euro au-dessus du prix que propose Marc Ladreit de Lacharrière pour sortir son groupe de la Bourse. Il est fréquent aujourd'hui de voir de tels mouvements initiés par des hedge funds prompts à parier sur des relèvements de prix. Ce prix s'ajuste toutefois en prenant en compte le détachement du coupon prévu mi juin.
Marc Ladreit de Lacharrière
Marc Ladreit de Lacharrière

Les bonnes vieilles pratiques sont toujours de rigueur à la Bourse de Paris. Après avoir annoncé ce lundi qu’il entendait lancer une OPA sur le solde du capital de sa société Fimalac en vue de la retirer de la cote, Marc Ladreit de Lacharrière voit aujourd’hui ses actions coter un euro au-dessus du prix proposé (131 euros). Certains spéculateurs envisagent peut-être un relèvement du prix qui semble pourtant bien généreux au regard du cours de l’action de ces dernières années (le bond en avant atteint 120% sur 3 ans, 330% sur 5 ans). Il faut dire que le patron de Fimalac n’aura pas beaucoup de titres à racheter puisqu’il possède déjà 93,2% du capital de son entreprise. Il lui suffit de passer la barre des 95% du capital et des droits de vote pour pouvoir initier un RO (retrait obligatoire). Il est, de toute façon, aujourd’hui très fréquent de voir des cours s’envoler au-delà des prix d’OPA ou d’OPR, certains hedge funds faisant systématiquement le pari d’un relèvement de prix. Dans le cas précis, il faut toutefois savoir que ce seuil s'ajuste avec ce que vaudra l'action en prenant en compte le détachement du coupon.

Si Marc Ladreit de Lacharrière a décidé de sortir de la Bourse, c’est pour plusieurs raisons. D’abord parce que la société valorisée quand même 3,2 milliards d’euros est très peu liquide compte tenu du poids de son actionnaire majoritaire. De même, l’emblématique patron redoutait-il une spéculation accrue sur son titre qui, au bout du coup, aurait rendu plus onéreuse une sortie de la cote. Enfin, celui qui a actuellement maille à partir avec la justice, veut se prémunir de certaines mauvaises nouvelles. "Si l'environnement économique incertain et les facteurs de risques devaient perdurer pour ces activités (loisirs et divertissement, NDLR), les résultats futurs du Groupe pourraient en être négativement affectés dans les hypothèses pessimistes", a-t-il précisé dans un communiqué. Fimalac s’est effectivement largement développé ces dernières années dans les activité web et de divertissement via notamment le rachat de plusieurs théâtres. En particulier la mythique salle Pleyel mais aussi les théâtres de la Madeleine et de la Porte Saint Martin à Paris. Il a parallèlement cédé en 2014, 30% de sa participation dans l’agence de notation Fitch à l’américain Hearst pour 2 milliards d’euros tout en conservant 20%, participation appelée à être cédée.

L’OPA doit officiellement être déposée d’ici au début juin.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article