[WARNING] Undefined array key "auteurEdito"
  in /home/wansquare/protected/helpers/seo_fonctions.php (line 142)

Warning: Undefined array key "auteurEdito" in /home/wansquare/protected/helpers/seo_fonctions.php on line 142
France : l'amélioration des comptes ne cache pas les han... | WanSquare
WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Macro-économie / Taux / Macro-économie

Macro-économie / Taux
Macro-économie

France : l'amélioration des comptes ne cache pas les handicaps structurels

La confirmation de la réduction du déficit budgétaire en 2016 est une bonne nouvelle mais elle n’est pas suffisante. La balance commerciale s’affiche largement déficitaire. Heureusement, l’investissement des entreprises repart.
Bercy - Ministère de l'économie - finances
Bercy - Ministère de l'économie - finances

Une perte de 68,98 milliards d’euros. Ce chiffre, c’est le déficit budgétaire de la France en 2016. Bercy l’a confirmé ce matin en publiant la situation budgétaire au 31 décembre 2016. Il s’est réduit de 1,5 milliard d’euros par rapport à 2015, de 3,3 milliards d’euros par rapport aux prévisions dans la loi de finances 2016 et de 1 milliard d’euros par rapport à la loi de finances rectificative 2016. Ces chiffres amènent pourtant de nombreuses critiques sur la politique budgétaire du gouvernement. “La réaction traditionnelle en France à une situation de croissance faible est d’accroître les dépenses publiques, observe Patrick Artus, directeur de la recherche économique de Natixis. Ultérieurement, ceci fait apparaître un déficit public insoutenable, qui est corrigé par la hausse de la pression fiscale, ce qui perpétue la situation de croissance faible.”

Pour Natixis, “avant d’augmenter les dépenses publiques, il faut réfléchir aux causes structurelles de la croissance faible : faiblesse des gains de productivité, liée à la faible modernisation du capital des entreprises, à la faiblesse des compétences de la population active… Les périodes de hausse de la pression fiscale sur les entreprises (1971-1982 ; 1995-2000 ; 2006-2007 ; 2011-2014) sont suivies par des périodes de faiblesse de l’investissement”.

L’INSEE, pourtant, a publié une nouvelle enquête sur les intentions des chefs d’entreprises : ceux de “l'industrie manufacturière annoncent avoir accru leur investissement de 4% en valeur en 2016 par rapport à 2015. Pour 2017, les industriels anticipent d'augmenter leurs dépenses d'investissement de 5% par rapport à 2016. Elle est plus importante pour l'industrie des biens d'équipements (+7 points) que pour les autres secteurs.” Ce qui devrait profiter à l’économie française.

Autre difficulté pour le budget de l’Etat, sa balance commerciale. Ce matin également, la Banque de France a annoncé que le solde des transactions courantes s'établissait à -1,1 milliard d'euros en décembre 2016, après -2,8 milliards en novembre. Le déficit des échanges de biens revient à -0,9 milliard alors qu'il était de -2,6 milliards en novembre et -3,4 milliards en octobre. Pour Daniel Morris, stratégiste chez BNPP IP, ces chiffres “sont légèrement au-dessus des prévisions et le déficit du mois précédent a été quelque peu révisé à la baisse. Toutefois, les chiffres du commerce extérieur du pays n'ont pas progressé au quatrième trimestre, ce qui laisse supposer que les exportations nettes pourraient être un frein pour le PIB.” Jean-François Faure, spécialiste des métaux précieux complète : “On pourrait se réjouir une demi-seconde car le déficit commercial se réduit, mais il ne se réduit pas de manière structurelle. Il se réduit davantage de manière ponctuelle du fait du grand nombre de livraisons Airbus. Ça nous sauve ponctuellement mais certains fondamentaux de notre économie s’effondrent. Par exemple, les exportations de blé ont été catastrophiques et la France n’est plus leader européen sur la production.” Surtout, la France n’a pas tiré avantage de la faiblesse de l’euro par rapport au dollar.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article