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Macro-économie / Taux / Sur les marchés

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Sur les marchés

Les marchés boursiers broient du noir

Le CAC 40, comme l'ensemble des places européennes et nord américaines, lâchent un large terrain depuis plusieurs semaines. A tel point que l'indice phare parisien se replie de près de 9% depuis le début de l'année. Une très mauvaise nouvelle pour ceux qui tentaient d'arbitrer leurs poches d'obligations souveraines pour les actions.
Bull and bear - Bourse - marchés (hausse, baisse) - Francfort
Bull and bear - Bourse - marchés (hausse, baisse) - Francfort

Sortis d’affaires les marchés boursiers ? Les spécialistes attendaient un CAC 40 résolument au-dessus de la barre des 4.500 points à la fin juin. Il semble que l’indice phare parisien se dirige plutôt vers le seuil des 4.000 points, si l’on en juge par le rythme des baisses quotidiennes depuis plusieurs jours (-4,6% sur une semaine). A ce stade, le repli de l’indicateur français atteint plus de 8,5% depuis le début de l’année et 14,6% sur un an.

Pourquoi un tel reflux alors que nombre d’indicateurs sont pourtant au vert et permettaient d’entrevoir une amélioration des valorisations aussi bien des entreprises européennes que nord-américaines ? Si le contexte social en France est exécrable depuis plusieurs mois, les frondes syndicales bloquant une bonne partie du pays, ce phénomène n’explique pas tout puisque la morosité a gagné toute l’Europe. En fait, le Vieux Continent est plus particulièrement préoccupé par la proximité du référendum britannique et du possible Brexit. Une telle perspective a largement été commentée, analysée et relativisée par moult économistes et financiers. Et si les uns se raccrochent à l’idée qu’une telle issue ne peut avoir lieu, ou qu’elle devrait être gérée dans le temps, les autres redoutent surtout les conséquences boursières immédiates. D’où la nervosité actuelle des investisseurs et leur propension à augmenter leur poche de cash.

Il y a aussi ce contexte malsain de taux d’intérêt négatifs qui pénalise aussi bien les banques que les assureurs et toute la filière financière. D’autant que vivre dans un univers de taux aussi bas ne favorise finalement pas les actions, pénalisées par d’autres éléments exogènes.

La morosité est d’autant plus visible que même la remontée des cours du pétrole, descendu jusqu’à moins de 30 dollars le baril et aujourd’hui au-delà des 50 dollars, ne parvient pas à relancer la machine. Pire, les valeurs pétrolières continuent de piquer du nez, comme Vallourec ce matin (-6,2%) ou CGG (-7%). Et ce n’est pas la tuerie intervenue hier à Orlando qui devrait rassurer les esprits, les menaces terroristes n’ayant pas de limites géographiques.

Techniquement, les différentes anticipations de bureaux d’analyses ne sont pourtant pas mauvaises. Selon les données d’Alphavalue, les anticipations de hausse de bénéfice du CAC 40 frôlent la barre des 11% pour un niveau moyen de PER 2016 de 14,8, soit un niveau relativement attractif, surtout vis-à-vis des valeurs américaines. Mais les investisseurs n’ont manifestement pas envie de voir le verre à moitié plein. Cette première moitié de l’année n’aura donc pas permis aux actions de démontrer leur supériorité face aux obligations souveraines.

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