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Télécoms : la consolidation pan-européenne relancée ?
C’est une rumeur qui circule déjà depuis décembre 2014. Dévoilée à l’époque par Reuters, c’est désormais Bloomberg qui vient d’indiquer que TDC, premier opérateur télécoms danois, serait en embuscade pour acheter le câblo-opérateur suédois Com Hem. Ces discussions remonteraient à début 2014. Si elles venaient à aboutir, elles relanceraient la dynamique de consolidations des télécoms en Europe. Et irait dans le sens des propos tenus cette semaine dans les Echos par Stéphane Richard, patron d’Orange, sur de possibles «consolidations internationales ».
En 2014, faute d’avancée sur le terrain suédois, TDC a mis la main sur le norvégien Get pour 1,4 milliard d’euros. Le Danois doit en effet redresser la barre, après trois années de baisses de revenus, dans le marché concurrentiel de la téléphonie mobile. Il doit notamment faire face au rapprochement des activités danoises du Norvégien Telenor et du suédois/finlandais TeliaSonera. Un mariage avec Com Hem lui permettrait d’accéder à 1,93 million de clients en Suède. En revanche, la question de savoir si TDC a les moyens de ses ambitions se pose.
Des informations qui font échos aux anticipations de Stéphane Richard. « Aujourd'hui, la consolidation n'est pas à l'ordre du jour mais elle finira peut-être par resurgir l'an prochain, après la vente des nouvelles fréquences pour la 4G », a déclaré le PDG d’Orange. Puisque la vente de la bande 700 MHz devrait s’achever avant la fin de cette année. Pour mémoire, Bouygues a rejeté fin juin l’offre d’Altice, maison-mère de Numericable-SFR, sur Bouygues Telecom. Le Conseil d’administration ayant considéré que la filiale était bien « placé(e) pour bénéficier de la croissance du marché ».
En outre, Stéphane Richard a évoqué l’étape suivante, qui pourrait se concrétiser par des consolidations entre opérateurs de différents pays. « Quand la perspective du marché unique sera claire, les opérateurs entreront en mouvement et Orange aura vocation à jouer un rôle dans cette consolidation », a-t-il expliqué. Une idée en quelque sorte illustrée par le renforcement du Français Vivendi dans Telecom Italia.
Ces rapprochements ont pour but d’asseoir la solidité des opérateurs et faciliter les investissements, qui ont pu être malmenés par la crise ou encore par la concurrence -comme avec l’arrivée de Free Mobile sur le marché Français. Toutefois, plusieurs loquets devront être débloqués et l’Europe devrait rester loin des Etats-Unis, qui vivent avec seulement une poignée d’opérateurs. L’un des points clefs consistera à convaincre l’autorité de la concurrence européenne que les consommateurs ne pâtiront pas des deals, notamment sur le registre du coût. Mais ce n’est pas le seul frein. Sont également cités : les risques liés aux montages techniques de ces mariages ou encore le manque d’entrain des Etats eux-mêmes.
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