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exclusif Le CAC40 se remet mal de l'été 2011

EXCLUSIF. L'indice hexagonal est en forte hausse depuis la fin d'année dernière mais évolue loin de ses records historiques, contrairement au Dax allemand. En cause: son exposition au secteur bancaire.
Alors que le S&P500 ou le Dax sont proches de leur record historique, atteignant des niveaux respectifs de 1501 et 7802 aux plus hauts depuis cinq ans, le CAC40 traîne la patte. Certes, l'indice hexagonal est en hausse de 11% depuis le début du mois de novembre, mais il est encore très loin des sommets de mai 2008, où il avait atteint plus de 5000 points, contre 3753 points aujourd'hui. Quelles sont les raisons de ce décalage entre les performances de l'indice français et celui de l'Allemagne ? Outre des facteurs liés à la meilleure performance des entreprises allemandes et leur plus grande solidité, l'évolution moins spectaculaire du CAC 40 s'explique notamment par sa composition : les valeurs financières représentent 16% de l'indice et les banques pèsent à elles seules 11% de sa capitalisation, contre 4,72% pour leurs homologues représentées au Dax. L'effondrement du secteur bancaire depuis la crise de 2008 et de leurs valeurs boursières justifie donc en partie la difficulté du CAC à regagner ses niveaux post-Lehman, vu le poids des bancaires dans l'indice. L'été 2011 a certes été particulièrement dévastateur, puisque le CAC et le Dax ont perdu 30% de leur valeur en moins de trois mois, mais l'indice allemand a totalement rattrapé son retard aujourd'hui, tandis que le CAC reste encore plus de 6% inférieur à son niveau de début juillet 2011. Certes, le CAC compte 10 valeurs de plus que le Dax, ce qui pourrait le rendre moins exposé au risque de déconfiture de l'un de ses titres. Mais il ne faut pas oublier que la conjoncture macro a joué, et que l'indice allemand a été le seul à bénéficier d'un statut de valeur refuge pendant toute la crise, au même titre que ses obligations souveraines. En 2012, le Dax a ainsi bondi de 29%, soit deux fois plus que la Bourse de Paris ! Ensuite, les entreprises françaises ont moins bien résisté que leurs homologues allemandes, connues pour leur force d'exportation : selon les calculs d'Axa, les bénéfices des sociétés allemandes ont augmenté de 15% en 2012 quand ceux des sociétés françaises reculaient de 5%. Enfin, l'indice hexagonal a souffert de quelques grosses débâcles boursières telles que celle de France Télécom, qui a perdu plus de 30% de sa capitalisation en un an, ou encore celles d'EDF, GDF Suez ou Veolia, qui ont chuté de 25-26%. La reprise spectaculaire de certaines bancaires a permis d'amortir le choc (+64% pour la Société Générale ou +40% pour BNP Paribas) mais n'a pas suffi à rattraper le rythme de croissance de l'indice allemand !
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