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exclusif Veolia suit son fil rouge

EXCLUSIF. Le groupe de services à l'environnement a organisé un road show à Bruxelles, au cours duquel il a confirmé ses objectifs de réductions de coûts. Le Q1 2013 devrait pâtir de comparables élevés.
Veolia Environnement s'est employé à afficher sa confiance les analystes, lors d'un road show d'une journée organisé à Bruxelles. Le groupe de services à l'environnement a ainsi confirmé plusieurs engagements: réduire la dette financière nette de 8 à 7 milliards d'euros cette année, générer 170 millions d'euros de réductions de coûts -nets des frais de mise en oeuvre, au niveau du résultat opérationnel, et payer un dividende de 0,7 euro par action en 2013 et 2014, au titre des exercices fiscaux 2012 et 2013. Par ailleurs, le groupe a confirmé être en bonne voie pour réaliser son objectif en termes de cessions d'actifs, puisqu'il a déjà réalisé 5 milliards d'euros de ventes sur un objectif total de 6 milliards. Surtout, aux dires du management, l'ensemble des mesures décidées et mises en oeuvre sont en adéquation avec le budget fixé. La direction semble également confiante sur son plan de communication concernant les prochaines annonces de réductions de coûts, qui sont bien perçues par les investisseurs. Les marchés devront attendre le 3 mai prochain pour que soit officialisée une baisse de 5% des coûts d'achats sur une base totale de coûts de 9 milliards d'euros, soit des économies de 300 millions d'euros après impôts. Cette mesure devrait contribuer significativement au redressement de l'Ebitda. En outre, les coûts informatiques et les dépenses administratives (ressources humaines, juridique etc) vont également être ponctionnés. Du côté de l'opérationnel, Veolia Environnement a indiqué s'attendre à ce que le premier trimestre 2013 pâtisse d'une base de comparaison par rapport à l'an passé, surtout dans la division déchets, en raison de la baisse des volumes et de la chute du prix des matières premières par rapport à début 2012. Enfin, le marché a accepté l'idée que le groupe emmené par Antoine Frérot ne puisse pas s'engager sur des objectifs de résultats 2013, car il aurait dû s'engager sur trop de paramètres. Les analystes anticipent un résultat net de 350 millions d'euros en 2014 et un dividende de 0,7 euro par action, ce qui rassure les investisseurs sur la réussite du processus actuel de restructuration. Celui-ci devrait permettre au groupe de rester résilient dans un environnement macroéconomique détérioré, et de conserver un ratio de distribution de 100%. Dans ces conditions, Natixis voit encore la valeur grimper de 37%, à plus de 13 euros.
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