SEB profite des émergents
EXCLUSIF.
En roadshow analystes, le leader mondial du petit équipement domestique a prouvé la résilience d'une activité fortement ancrée dans les pays émergents. Même si le Q2 ne sera pas aussi bon que le début d'année.
"SEB c'est bien", et les analystes ont pu s'en rendre compte lors du dernier roadshow de la société avec son responsable des relations investisseurs.
Le groupe montre une belle résilience de ses revenus grâce à sa forte exposition aux pays émergents, qui représentent 46% du chiffre d'affaires. La Russie est en croissance tout comme la Chine, même si les 40% de hausse du chiffre d'affaires au premier trimestre étaient exceptionnels et s'il faut plutôt miser sur 20% de croissance annuelle organique.
En France, les ventes décevantes de SEB chez Carrefour sont liées à des opérations promotionnelles et le groupe a pu compenser cela auprès d'autres revendeurs. Les Etats-Unis sont par contre faibles, notamment la marque Krups. Les bons chiffres du premier trimestre (+4,6%) sont liés à une opération au Mexique et ne devraient pas se reproduire.
L'analyste souligne également la solidité du bilan de SEB, dont la dette nette ne représente que 0,3 fois l'Ebitda, ce qui lui permet d'avoir une stratégie d'extension ambitieuse en 2011 et 2012. La hausse du prix des matières premières devrait certes être plus coûteuse que prévu, soit 50 à 60 millions d'euros. Mais le groupe emmené par Thierry de la Tour d'Artaise devrait pouvoir le gérer grâce à sa forte capacité d'innovation et à son pricing power, qu'il a déjà utilisé en Chine, aux Etats-Unis et en France. En outre, la faiblesse du dollar affaiblit ce surcoût pour SEB, qui règle 60% de ses factures de matières premières en dollars.
Mais le marché, qui a fait chuter le cours de 12% depuis le début de l'année à 71 euros, semble avoir déjà intégré que la croissance des revenus de 11,6% au premier trimestre était exceptionnelle. Le deuxième trimestre devrait être plus en ligne, sur un rythme de croissance annuelle de 7 à 8%. Le groupe a d'ailleurs confirmé ses prévisions : 4 milliards d'euros de revenus 2011, 6 à 7% de croissance organique et un résultat opérationnel autour de 470-480 millions d'euros. Cette hausse sera portée par une croissance à deux chiffres dans les pays émergents, et moins de 5% dans les pays matures, portés par la relance de la marque Moulinex en Europe. Sans compter que les acquisitions de Imusa et Asian Fan ajouteront un peu plus de 2% de croissance.
Le groupe a aujourd'hui une force de frappe de 1,5 milliard d'euros, soit 3 fois son Ebitda. C'est un plafond et il faut plutôt s'attendre à de petites opérations de croissance externe de la part de SEB, notamment des dossiers à l'étude en Inde.
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17/09/2021 - 10:31

