WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

exclusif Une réforme des IPO en vue en Europe?

EXCLUSIF. Après une année noire en 2012, un investisseur britannique propose une réforme des IPO: moins de banques mandatées, indexer les commissions sur les performances post-introduction etc.
Réformer un marché en crise, c'est bien l'ambition du Legal & General Investment Management (LGIM), l'un des plus grands gestionnaires d'actifs de la City. Longtemps épargnées par la législation, les introductions en bourse concentrent à présent les attentions. Dire que le marché des IPO se porte mal est un euphémisme. Outre la forte baisse des montants levés en 2012 (en baisse de 58% à 10,9 milliards d'euros), les titres de certaines sociétés se sont effondrés depuis leur introduction, comme Promethan World (-90% depuis mars 2010), Bumi (-70% depuis juillet 2010) ou Ocado (-40% depuis juillet 2010). Sans parler de Facebook aux Etats-Unis, dont les débuts en Bourse calamiteux avaient sérieusement écorné son image de marque. Dans ce cadre, la LGIM a proposé une série de mesures pour sortir le marché de sa léthargie et redonner confiance aux investisseurs. "Nous voulons voir des évolutions afin que les investisseurs offrent un prix plus juste pour le compte de leurs clients, lorsque de nouvelles entreprises arrivent sur le marché", précise Sachan Sadan, directeur de la gouvernance à LGIM. Dans le détail, la "wishing list" conseille de limiter le nombre de banques impliquées dans les transactions, afin d'améliorer la transparence et d'augmenter les recherches indépendantes. Alors que la récente IPO de Direct Line avait impliqué 13 banques ou courtiers, LGIM recommande de faire intervenir tout au plus 3 ou 4 intermédiaires. Elle envisage également de différer le versement des commissions et de les lier aux performances de la période post-IPO. Au final, la volonté est d'améliorer la communication et la disponibilité des données pour tous les investisseurs. Les mesures sont toutefois injustes à certains égards. Différer le versement des frais pourrait pénaliser ou récompenser les banques pour des évolutions de marchés dont elles ne sont pas responsables. Dans ce sens, il est peu probable que les propositions de la LGIM obtiennent l'aval de l'autorité britannique en charge du référencement des IPO. Mais le but était sans doute différent : ouvrir un véritable débat public cohérent sur un sujet longtemps resté dans l'ombre. Mais alors que les signes de reprise se mutliplient sur le marché, l'initiative de la LGIM pourrait bien tomber à l'eau et la "wishing list" retourner dans les tiroirs.
Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article