WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

exclusif Régulation des dérivés : des avantages financiers pour les bons élèves

EXCLUSIF. Les gendarmes de la finance vont proposer une marge minimum pour les échanges de dérivés non compensés. Une contrainte supplémentaire afin de pousser vers les chambres de compensation.
Le dossier des dérivés est à nouveau d'actualité. Les régulateurs internationaux ont déclaré aujourd'hui qu'ils allaient proposer des règles pour encourager les banques à faire passer les dérivés échangés par les banques par des chambres de compensation (CCP). En revanche, le projet ne sera pas sur la table à temps pour le G20 de juin. Ce marché, qui compte pour 700 000 milliards de dollars, est considéré comme à risque. Les gendarmes de la finance, qui avaient promis lors du G20 de Pittsburg (2009) de le réglementer, ont pris du retard et ne pourront refermer le dossier avant fin 2012, comme cela était initialement prévu. Le Financial Stability Board (FSB), en charge de la question, voudrait imposer une marge minimum pour les échanges de dérivés qui ne passent pas par des chambres de compensation mais directement d'une partie à une autre. Pour le moment, les marges demandées pour les échanges qui ne sont pas compensés sont déterminées par les deux parties contractantes. Le gendarme de la finance espère que cette nouvelle contrainte poussera les banques à compenser les dérivés, ou au moins à limiter le risque en cas de difficultés. Dans un autre registre, les règles de Bâle 3 ont aussi joué la carte de l'attractivité financière pour pousser les banques à user des CCP. Les normes prudentielles mettent en place un levier relativement faible de 2% de pondération des risques contre l'exposition des banques à une chambre de compensation. Une charge bien plus basse que pour les échanges non compensés. Ce qui est censé rendre la compensation financièrement plus attractive. Le problème est qu'il y a des coûts additionnels liés à l'utilisation de chambres de compensation. L'exposition à des CCP considérées comme sous-capitalisées sera pondérée plus fortement. Les charges augmenteront également si la banque compense au nom de ses clients. Selon une note de JP Morgan, la pondération des risques pourrait augmenter de 40% à 70% avec les nouvelles contraintes.
Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article