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Droit des sociétés / Vanessa Bouchara / Bouchara & Avocats / Portrait / Cabinet d'avocats d'affaires

Droit des sociétés
Vanessa Bouchara / Bouchara & Avocats / Portrait / Cabinet d'avocats d'affaires

exclusif Vanessa Bouchara, l’art du juridique au service des créateurs / Le cabinet Bouchara & Avocats, 20 ans à faire briller les marques des entreprises

EXCLUSIF. Fondatrice du cabinet Bouchara & Avocats qui fête ses 20 ans cette année, Vanessa Bouchara accompagne créateurs, maisons de mode ou groupes internationaux dans la défense de l’âme de leur entreprise : leur marque, leur identité, leur différence. L’avocate a su s’imposer comme une référence incontournable du droit de la propriété intellectuelle, avec une conviction intacte : sans protection, pas de croissance durable. Portrait.
Vanessa Bouchara (©Bouchara & Avocats)
Vanessa Bouchara (©Bouchara & Avocats)

Vanessa Bouchara ne crée pas de robes, n’imagine pas de parfums, ne dessine pas de logos. Et pourtant, depuis vingt ans, au sein de son propre cabinet, Bouchara & Avocats, elle protège les marques, veille à leur intégrité et les accompagne dans leur expansion.

Une avocate comme un rempart invisible, mais essentiel, au service des créateurs et des entreprises qui veulent transformer leur identité en valeur. Et malgré les années, sa conviction demeure inchangée : la création mérite d’être protégée comme un capital essentiel.

 

L'ADN des entreprises 

 

Vanessa Bouchara n’est pas née dans une famille de juristes. Bien au contraire. Elle grandit dans un univers baigné de création, entourée de designers et de stylistes. "Du côté de ma mère, tout le monde était dans la mode, des créateurs, des entrepreneurs ", relate-t-elle à WanSquare.

Ce monde de l’intuition, du style et de l’invention forge chez elle un profond respect pour la création, et c’est tout naturellement qu’elle se tourne vers la propriété intellectuelle, ce droit qui protège les idées, les marques, les concepts, tout ce qui fait, en somme, selon elle, "l’ADN des entreprises".

Formée à Assas, puis à la Queen Mary University à Londres dans le cadre d’un échange, elle découvre une approche internationale de la propriété intellectuelle. Si un passage par les cours du soir de l’école du Louvre la détourne un temps vers la voie du commissaire-priseur, c’est finalement chez Hirsch, cabinet d’avocats réputé de la place parisienne à l’époque, qu’elle fait ses premières armes dès 1998.

 

Maintenant ou jamais

 

Elle y nouera une relation quasi-filiale avec son fondateur, Marc-Roger Hirsch. Et pendant sept ans, elle apprend le métier au sens large : le droit, bien sûr, mais aussi le contact client, la stratégie, l’écoute, le business. "J’avais en charge un client très important dans le secteur de l’alimentaire, des confiseries et des aliments pour animaux. Ce fut passionnant de le suivre dans sa stratégie de développement, de protection de sa marque et de combiner les enjeux juridiques avec une vision pragmatique du business ", se souvient-elle.

Quand elle se lance en 2005, c’est donc presque sur un coup de tête… mais guidé par les bons conseils de son entourage bienveillant. "Ma grand-mère, qui a aujourd’hui 94 ans, m’a dit cet été-là : tu as 30 ans, c’est maintenant ou jamais. Tu n’as rien à perdre", sourit Vanessa Bouchara. Alors qu’elle comprend qu’elle ne deviendra jamais associée au sein du cabinet Hirsch, et ayant entamé des entretiens pour en intégrer d’autres, elle décide finalement de monter sa propre structure. "Je me suis dit qu’au pire, si l’expérience ne fonctionnait pas, je pourrais toujours réintégrer un cabinet d’avocats", explique-t-elle.

 

Une implication remarquée

 

Elle trouve alors un petit bureau dans le 8ᵉ arrondissement de Paris, rue de la Boétie, écrit à tous ses contacts, donne une petite fête pour se lancer, et publie un article sur la propriété intellectuelle dans "Les Echos" pour se faire connaître. Vanessa Bouchara signe son premier client… alors qu’elle déjeune avec ses parents dans un restaurant.

Une rencontre fortuite avec le fondateur de l’enseigne de lingerie Valege qui lui explique qu’il a un problème de copie avec une autre grande enseigne commerciale. "Ma mère m’a un peu survendue en lui disant que j’étais la meilleure avocate de Paris… mais très vite nous avons décroché une victoire en première instance, puis en appel. Face à mon implication dans son dossier, il m’en a confié un autre ", nous raconte-t-elle.

Un deuxième client arrivera vite : l’enseigne ba&sh (qu’elle conseille encore aujourd’hui), si bien que six mois après le lancement de son cabinet, elle retrouve le niveau d’activité qu’elle avait auparavant. À la différence près qu’elle pilote tout, de la stratégie juridique à la relation client. " Ce que j’ai aimé dès le départ, c’est construire une relation sur le long terme. Beaucoup de nos clients sont là depuis 15 ou 20 ans", souligne Vanessa Bouchara.

 

Un vrai levier stratégique 

 

Aujourd’hui, le cabinet compte une dizaine de salariés et avocats. En 2022, une ancienne collaboratrice, Adèle Maier, est devenue associée. " Ne plus être seule, c’était important. On a franchi un cap. Avec Adèle, nous sommes très complémentaires", se félicite Vanessa Bouchara.

Elles accompagnent des marques dans la mode, les cosmétiques, le design, l’horlogerie, le jeu mais aussi dans des secteurs plus inattendus comme l’immobilier. Leur point commun ? Une forte identité de marque, souvent exportée à l’international. "Le droit de la propriété intellectuelle est un levier stratégique pour les entreprises. Être avocate est un métier extraordinaire. Accompagner des créateurs, obtenir leur confiance est une chance. J’aime concourir à la réussite d’une entreprise en sécurisant la propriété intellectuelle. ", explique-t-elle.

De fait, son approche du droit est résolument stratégique. Chez Bouchara & Avocats, il ne s’agit pas seulement de déposer une marque ou de réagir à une contrefaçon. Il s’agit de prévenir, structurer, conseiller, comme un partenaire embarqué dans le business. " La propriété intellectuelle, c’est ce qui cristallise l’identité d’une entreprise. La protéger, c’est sécuriser sa croissance. Or, se faire copier, c’est perdre des parts de marché souvent assez significatives", martèle Vanessa Bouchara, une artiste dans son domaine.

 

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