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Sur les marchés
BNP Paribas et Carmignac agrées pour investir directement en renminbi
Bonne nouvelle sur le front des investissements franco-chinois. Lors de la seconde édition du dialogue économique et financier de haut niveau réunissant les deux pays, le vice-Premier ministre chinois Ma Kai a annoncé, ce matin, que la Chine allait élargir le quota de 80 milliards de yuans (10,03 milliards d'euros) attribué aux investisseurs institutionnels français.
Dans ce cadre, BNP Paribas et Carmignac ont obtenu l'agrément leur permettant d'investir directement en renminbi sur le marché chinois. "Ce sont, pour la France, les deux premières entités à obtenir cet agrément, il y en aura d'autres", a précisé Michel Sapin, le ministre des finances également présent à cette manifestation. La rencontre se déroulait le jour même de la première cotation en France d'obligations libellées en devise chinoise. Le vice-Premier ministre a par ailleurs confirmé que la Banque centrale chinoise avait désigné la Bank of China comme banque de règlement en renminbi à Paris.
Selon Bercy, la part des transactions en renminbi entre la France et la Chine dans le total des transactions franco-chinoises est passée de 20% en 2012 à 44% aujourd'hui. La France occupe aussi le deuxième rang européen, derrière le Luxembourg, en termes de dépôts bancaires en RMB. Le volume des obligations émises en renminbi à Paris représente 10 milliards de RMB contre 5 milliards au Royaume-Uni.
Ces annonces sont de très bon augure pour BNP Paribas et Carmignac au regard du développement des transactions en renminbi. HSBC, de son côté, travaille depuis un long moment sur ce sujet, le prochain challenge n’étant autre que l’agrément du renminbi comme monnaie de réserve mondiale. « À mesure que l'internationalisation du renminbi s'étend et que les réformes financières s'approfondissent, le rôle de la devise chinoise dans la gestion des réserves mondiales devrait rapidement augmenter. Le renminbi sera bientôt prêt à prendre une des premières places comme monnaie de réserve », précise ainsi un responsable économique d’HSBC. Même si la suprématie du dollar n’est pas prête d’être remise en question.
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