Asset, Management / Gestion d'actifs
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Gestion d'actifs
L’AFG veut faire du financement des PME une cause nationale
Les élections présidentielles sont souvent l’occasion pour les associations professionnelles de mettre en avant leurs propositions pour répondre à certains problèmes. L’Association française de la gestion financière (AFG) n’échappe pas à la règle. Elle publie ce matin un livre blanc pour faire du financement des PME une « cause nationale ». Elaborées sous la houlette de Christophe Bavière, Président du Comité Capital Investissement de l’AFG, ces propositions prennent en compte toute la vie de l’entreprise, du démarrage à la croissance à long terme. Aussi, sans remettre en cause le rôle des banques dans le financement des PME et ETI, l’accent est mis sur le développement des start-up et des PME. Et « si la France veut se donner pour ambitions d’être leader européen des startups innovantes et de faire grossir ses PME pour qu’elles deviennent des championnes mondiales, elle doit s’en donner les moyens en leur permettant de trouver des financements stables, adaptés à leurs besoins de croissance », note le document. Le capital investissement et les fonds de dette sont les deux piliers permettant à la gestion d’actifs d’épauler, aux côtés des banques, le développement de ces entreprises.
Or, pour l’AFG, l’épargne française n’est pas assez orientée vers ce type de placements et l’industrie du financement des PME risque fort de se délocaliser à Londres. L’AFG milite donc pour que la France soit la plaque tournante du financement des PME en Europe et souhaite faire de cette problématique une «cause nationale». Et propose plusieurs mesures d'ordre fiscal, notamment. «Car la façon dont sont financées les PME européennes devient un facteur de compétitivité, au même titre que leur capacité à innover, que la qualité de leur management et que leur stratégie produit. Celles qui ne sont pas assez financées sont absorbées par les autres », note l’AFG.
C’est pourquoi, le Livre blanc présente une vingtaine de propositions. D’un point de vue réglementaire, l’AFG demande, par exemple, que le capital investissement soit mieux « calibré » sous solvabilité 2, mais aussi de s’appuyer sur le modèle de la société de libre partenariat, créée par la loi Macron, pour créer une structure juridique pan-européenne de capital investissement. Du coté des produits d’épargne, l’association propose des moyens pour dynamiser encore plus les FIP et FPCI par une meilleure fiscalité ou encore par la possibilité de créer des fonds perpétuels. Par ailleurs, l’association souhaite que les produits classiques comme le PEA-PME, l’assurance vie et l’épargne salariale soient mieux orientés vers l’économie réelle.
Autre domaine où l’AFG souhaite des améliorations, l’accélération du financement de la dette par la gestion d’actifs en lançant de nouveaux produits plus spécifiques ou encore en donnant la possibilité à ceux existants d’étendre leur univers d’investissement. Cela passe aussi par une adaptation nécessaire de l’EuroPP pour les PME, ce produit ayant été créé pour financer les ETI. Enfin, dernière revendication de l’association : faire grandir l’écosystème en favorisant l’investissement des grands groupes dans les start-up et en valorisant mieux les fonds de financement de PME auprès des institutionnels internationaux.
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