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exclusif EDF sous pression

EXCLUSIF. Le titre de l'électricien est à nouveau la plus forte baisse du CAC 40 ce matin. Les notes d'analystes sanctionnent la forte revue à la baisse des prévisions.
Après avoir perdu 3% hier, le titre EDF est encore très malmené ce matin, après l'annonce par François Fillon d'un plafonnement de la hausse des tarifs de l'électricité à 4,1% d'ici à juillet 2012. Or cette hausse ne permettra pas au groupe emmené par Henri Proglio d'augmenter la part énergie des tarifs, seule partie sur laquelle il gagne de l'argent. Ces chiffres sont surtout plus de 2 fois inférieurs aux prévisions données par les analystes. Et l'avenir est plus qu'incertain, car le gouvernement doit encore fixer le nouveau tarif Arenh auquel EDF devra vendre un quart de son électricité d'origine nucléaire à ses concurrents. L'électricien aura du mal à obtenir le prix de 42 euros par MWh, qui signifierait que le prix de l'électricité pour les particuliers devra augmenter de 5% par an en moyenne d'ici 2015. Selon les rumeurs, on se rapprocherait d'un prix de 40 euros par MWh, qui serait durablement négatif pour le cash flow français d'EDF. Certes l'incertitude pèse encore sur la réelle mise en application de la loi Nome au 1er juillet, même si Eric Besson a indiqué ce matin que le calendrier restait "inchangé pour l'heure", en attendant une prochaine réunion avec Nicolas Sarkozy. Des hausses de tarifs pourraient voir le jour après 2012, mais pour l'instant les analystes estiment qu'il est de plus en plus illusoire d'avoir un scénario optimiste et réaliste pour l'électricien français. D'autant que l'accident de Fukushima devrait aboutir à des coûts supplémentaires pour EDF, qui ne seront probablement pas pris en compte dans la loi Nome. C'est la raison pour laquelle le titre EDF vient de toucher un point bas historique, sous la barre des 28 euros (27,3 euros).
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