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Brexit : l'EBA plaide pour retarder son déménagement à Paris
Le déménagement des institutions financières sur le Vieux Continent post-Brexit pourrait être encore plus compliqué qu'anticipé, d'un simple point de vue logistique. Ainsi, selon des informations parues dans la presse britannique, les banques sont en train de se ruer sur les places dans des lycées internationaux de Francfort (pour Deutsche Bank et Goldman Sachs) ou les grands lycées parisiens (pour HSBC), afin de garantir la scolarisation des enfants de leurs employés une fois qu'elles auront déménagé leurs équipes. De son côté, l'Autorité bancaire européenne, qui doit normalement déménager les 180 membres de son staff à Paris dès mars 2019, a demandé à la Commission si elle pouvait rester quelques mois supplémentaires à Londres.
Selon le site Financial News en effet, le président de l'EBA Andrea Enria a indiqué que le timing du déménagement pourrait poser problème et qu'il espérait obtenir le feu vert de Bruxelles pour repousser de quatre ou cinq mois le départ de certains de ses employés à Paris. 17 employés de l'EBA ont déjà quitté l'organisme de supervision bancaire depuis le vote sur le Brexit, craignant sans doute, et à juste titre, le déménagement de l'autorité en dehors de Londres. En novembre dernier en effet, les 27 Etats on élu la capitale française comme nouveau siège de l'autorité bancaire, qui était établie à Londres depuis sa création en 2011.
Pour éviter l'hémorragie et le départ de nouveaux talents, la direction de l'EBA plaide pour un temps de répit supplémentaire avant de plier bagage : "nous sommes encore en train de voir si nous pouvons obtenir quelque flexibilité de la Commission afin de permettre aux familles par exemple qui ont des enfants scolarisés, si elles pourraient plutôt déménager à Paris à l'été 2019", a ainsi déclaré Andrea Enria, cité par le Wall Street Journal. A voir si Bruxelles acceptera cette petite exception. Paris s'était en tous cas engagée dans son dossier de candidature, à faciliter la scolarisation de tous les enfants des employés de l'EBA, vantant même les "143 sections internationales disponibles dans les écoles de la région parisienne", et des "frais de scolarité inférieurs à 5.000 euros par an". "Dans le cadre d'un programme d'assistance individualisé, tous les employés de l'EBA se verront proposer de l'aide pour trouver la meilleure école pour leurs enfants, afin de commencer leur scolarité en septembre 2018 ou en 2019", peut-on lire dans le dossier de candidature de la capitale française. Un argument qui n'a visiblement pas suffi à rassurer le staff et la direction de l'autorité.
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