WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

exclusif Projet de taxe Tobin : ça patine !

EXCLUSIF. Dans sa version actuelle, la taxe sur les transactions financières suscite la guerre des tranchées. Si aucun consensus n'est dégagé d'ici juin, il faudra envisager d'autres mesures, prévient l'Allemagne.
La réunion des ministres de Finances qui se tenait hier à Bruxelles n'y aura rien fait. Les responsables économiques européens ont échangé sur la taxe sur les transactions financières (TTF), mais chacun continue de camper sur ses positions. L'Allemagne, qui se dit à "100% en faveur" de l'idée, est catégorique. Si aucun consensus n'est dégagé d'ici juin (date de la fin de la présidence danoise), il faudra alors se tourner vers d'autres alternatives. En effet, le projet, qui vise à imposer les échanges d'actions et d'obligations de 0,1% et de dérivés de 0,01%, est loin de faire l'unanimité. La Suède affirme que la mise en place d'une telle taxe freinera la croissance. Les anglais, qui représentent 80% du marché concerné, refusent d'y adhérer sans un accord préalable avec le G20. Les Pays-Bas se disent, eux, favorables à une taxation du secteur bancaire, mais doutent de l'efficacité et de la pertinence de la proposition dans son état actuel. Du coup, les défenseurs de la loi envisagent de faire des concessions. François Baroin a offert de laisser plus de temps pour arriver à un accord le plus large possible. Jutta Urpilainen, la ministre finlandaise, a abondé dans son sens. "(Nous) devrions engager un processus pour trouver un terrain d'entente qui soit acceptable pour l'ensemble des 27 Etats membres", a-t-elle déclaré. Le ministre allemand, Wolfgang Schäuble, a indiqué qu'il serait bon de remettre le sujet sur le tapis lors de leur prochaine réunion qui se tiendra à Copenhague les 30 et 31 mars. "Il serait désastreux que l'on n'arrive à rien", a-t-il affirmé. Pour sa part, la ministre danoise des Affaires Economiques Margrethe Vestager, sceptique sur le projet, a indiqué vouloir examiner plusieurs scenarios, comme le droit de timbre déjà en vigueur en Angleterre.
Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article