Saur: les créanciers seniors ont mandaté Clifford Chance et Gide
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Les cinq banques créancières du groupe, dont BNP Paribas et Natixis, ont nommé leurs conseils légaux, mais pas encore financiers. Lazard conseille la Saur pour sa restructuration financière.
Les choses se précisent pour la Saur, qui doit démarrer des discussions avec son pool de cinq créanciers seniors sur la restructuration de sa dette. Selon les informations de Wansquare le pool bancaire, composé de Bank of Tokyo Mitsubishi, BNP Paribas, Lloyds, Natixis et RBS, vient de mandater les cabinets Clifford Chance et Gide Loyrette Nouel comme conseils juridiques, même s'ils n'ont pas encore choisi leur conseil financier.
De son côté, la société a déjà nommé Lazard au plan financier et Ashurst au plan légal pour l'assister dans les négociations. Les principaux actionnaires ont également affûté leurs armes: détenteur de 33% des parts, Séché Environnement avait déjà confié à Rothschild une réflexion sur une possible montée au capital, et est représenté par le cabinet Weil Gotschal & Menges. Cube Infrastructure, actionnaire à 12%, a nommé la banque Crédit Suisse et le cabinet Orrick. Enfin, les créanciers juniors seront conseillés par Allen & Overy.
En juin dernier, Saur a brisé un de ses covenants, le ratio de dette sur Ebitda établi à 8,4 fois, lorsque celui-ci a culminé à 8,8 fois. La société, reprise en LBO par la Caisse des Dépôts, Axa PE et Séché Environnement pour un peu moins de 2 milliards d'euros en 2007, a essuyé depuis l'érosion de son activité. Au premier semestre 2012, l'Ebitda a chuté de 10,5% à 81,3 millions d'euros.
L'enjeu principal des discussions porte sur l'échéance de 1,44 milliard d'euros de dette d'ici à mi-2014. Cette ligne à sept ans est rémunérée avec un spread sur l'Euribor de 110 pb en année 1 et 2, puis 120 pb en année 3 et 4 et enfin 140 pb des années 5 à 7. Le package financier du LBO comprend également 175 millions d'euros de dette junior à maturité huit ans, 100 millions de lignes de liquidités, 80 millions de bridge et 100 millions d'une ligne multi-options à sept ans. Hormis cette dernière, toutes prévoient un "step-up" comme la dette senior, c'est-à-dire une augmentation des marges au fur et à mesure de la vie du prêt.
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17/09/2021 - 10:31

