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exclusif Les business angels français ont été entendus

EXCLUSIF. Selon France Angels, l'activité des business angels s'est stabilisée au premier semestre et pourrait grimper en fin d'année, grâce à une meilleure visibilité de l'action du gouvernement. Mais il reste trop minoritaire.
Mis à part Marc Simoncini, Xavier Niel ou Jacques-Antoine Granjon, qui symbolisent les grands noms du capital risque de l'Hexagone, les business angels français sont encore peu nombreux et le secteur a bien du mal à se développer de ce côté-ci de l'Atlantique. Pourtant, selon une enquête menée par France Angels, qui fédère 84 réseaux de personnes physiques investissant dans de jeunes pousses, l'avenir n'est pas tout noir pour ce secteur. Sur les 32 réseaux interrogés début septembre, une majorité d'entre eux estime que l'activité s'est stabilisée au premier semestre, qu'il s'agisse du nombre de projets financés (38% l'estiment stable), des montants investis (44% pensent que les montants n'ont pas changé) ou du nombre d'investisseurs en capital risque(34% pensent qu'il progresse). Et le nombre d'entreprises en cessation de paiement, un des principaux risques du métier, est également en légère baisse. Selon un porte-parole de France Angels, cette amélioration du sentiment des investisseurs résulte d'une meilleure visibilité des projets du gouvernement, comparé à l'an dernier. "Une dynamique s'est réenclenchée depuis janvier. Elle avait été cassée en 2012, sur fond de mouvement des pigeons et de grogne des entrepreneurs", explique un représentant du réseau. Et les investisseurs en capital risque interrogés sont plutôt optimistes : 21% des réseaux estiment que le nombre de projet financés devrait augmenter d'ici la fin de l'année (contre 7% anticipant une baisse). Même chose en termes de montants investis (21% cotnre 14%). Si les investisseurs souhaitent un meilleur partage du risque entre privé et public via des avantages fiscaux, l'intérêt porté aux jeunes pousses et la volonté de développer des entreprises prometteuses prime. Selon le vice-président de France-Angels, Tanguy de la Fouchardière, le problème de la France n'est pas forcément qu'elle manque d'argent à investir mais plutôt qu'il est placé au mauvais endroit. D'où l'utilité de réseaux de mise en relation des investisseurs avec les entrepreneurs. Ainsi, en 2012, les business angels ont investi plus de 40 millions d'euros dans plus de 350 startups et PME, selon les chiffres du ministère aux PME. Et l'ensemble de leurs actions ont même contribué à porter le nombre de deals à 100 millions d'euros. Le secteur reste très minoritaire comparé aux Etats-Unis : selon une étude menée par la Sillicon Valley Bank et l'Angel Resource Institute, les business angels américains ont investi 20 milliards de dollars entre janvier et août 2013. Mais le marché est beaucoup plus large, la culture de l'entrepreneuriat et de la prise de risque plus développée. Alors que les rebondissements liés aux mouvements des pigeons l'an dernier ont montré que le gouvernement avait encore du chemin à faire pour encourager les créateurs d'entreprises en France et ceux qui les financent.
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