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exclusif Lazard met les bouchées doubles en Asie

EXCLUSIF. Un an et demi après la consolidation de Lazard Asie, la banque a gagné une trentaine de places dans le classement des fusions-acquisitions dans la région.
La mondialisation doit jouer dans tous les sens. Figurant parmi les leaders des fusions-acquisitions en Europe et aux Etats-Unis, Lazard avait un rang extrêmement modeste en Asie. Il y a un an et demi, la volonté commune du patron mondial, Ken Jacobs et du président de Lazard Paris, Bruno Roger, de renforcer la banque dans les marchés émergents, s'était traduite par la consolidation des activités en Asie. Sous la tutelle de Jean-Louis Beffa, nommé président de Lazard Asie, une équipe de choc avait notamment été constituée en Chine avec deux personnalités basées à Beijing alors que Lazard ne travaillait autrefois qu'à partir de Hong Kong. Le trio formé par la française Amélie Négrier, associée de Lazard et la chinoise Yan Lan, ancienne responsable de Gide, Loyrette Nouel en Chine, avec l'ancien président de Saint-Gobain qui sillonne la Chine depuis trente ans n'a pas tardé à porter ses fruits. Lazard Asie profite à la fois de la notoriété de la banque, de la connaissance des grandes entreprises publiques et des hauts responsables de l'administration de ses dirigeants et de son expertise en Afrique. Liée à l'activité de conseils aux gouvernements développée notamment par Matthieu Pigasse, elle permet à la banque de disposer d'une connaissance approfondie des deux tiers des pays d'Afrique francophone et anglophone, particulièrement prisée par les entreprises chinoises pour lesquelles l'Afrique est une cible de choix. L'Asie ne se résume pas à la Chine et Lazard développe aussi ses activités en Inde, à Singapour et au Japon. Mais c'est clairement l'ancien empire du milieu qui offre les perspectives de deals les plus importantes pour les deux ou trois prochaines années. Et c'est la volonté des grandes entreprises chinoises de développer leur présence en Europe et en Asie qui semble offrir le plus d'opportunités même si Lazard accompagne aussi les entreprises européennes et américaines désirant s'implanter ou accroître leur présence en Chine. En tout état de cause, la banque qui se situait au 55ème rang des conseils en fusions-acquisitions en Asie par le montant des commissions (selon ThomsonReuters) en 2010 atteint le 22ème rang cette année. Un bond spectaculaire d'autant plus notable que c'est la branche française qui joue le premier rôle dans ce domaine.
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