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exclusif Entreprises françaises : faites-vous noter par Moody's !

EXCLUSIF. L'agence de notation note plus favorablement les sociétés de l'Hexagone que ne le fait Standard and Poor's. Les secteurs de l'informatique, de l'énergie et de l'aérospatial y trouvent aussi leur compte.
Entreprises françaises : si vous voulez être notées le plus favorablement possible, choisissez Moody's ! En effet, l'agence met des notes meilleures que Standard and Poor's à 28% des sociétés de l'Hexagone, contre 17% pour sa consoeur, selon Bfinance. Des données inverses à celles enregistrées au Royaume-Uni, où ces chiffres sont respectivement de 14% et 21%. Un phénomène logique, puisque les ratings des firmes dépendent du pays auquel elles sont rattachées, de leur taille et de leur dynamique business. "Plus les agences sont en désaccord, plus le rating Moody's est meilleur que celui de S&P", précise cette note, qui s'appuie sur l'étude de 125 sociétés européennes cotées non financières. Pourtant à première vue, les différences entre les institutions ne semblent pas crever les yeux. Malgré tout, la moyenne des ratings en Europe de S&P est de BB+, contre Baa1 pour Moody's. La première a un taux de 77% de sociétés notées investment grade, soit plus que la seconde (74%). Dans le détail, la France a moins de sociétés notées IG selon Moody's (72%), que selon S&P (75%). Autre point intéressant à relever : lorsque les corporates sont de "petite taille" (moins de 7,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires), les agences ne sont d'accord sur les notes qu'une fois sur deux, contre à 71% lorsqu'il s'agit de sociétés qui dégagent plus de 30 milliards de CA. Les secteurs sont aussi un facteur discriminant. "Moody's a une approche plus traditionnelle du risque", explique Jeremy Doukhan, conseiller financier chez Bfinance. Ce qui veut dire que les technologies de l'information, l'énergie et l'aérospatial, par exemple, sont mieux notés à hauteur respectivement de 50%, 60% et 60% par l'agence. A l'inverse, la santé (43%), les médias (30%) et le matériel de construction (40%) sont favorisés par S&P. L'agence apprécie "les industries qui sont de type B to C". Elle a "moins d'aversion pour le risque à court terme". Les secteurs sur lesquels les comparses s'entendent sont : les transports, les produits de consommation, les hôtels et les jeux et les télécoms.
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