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FDJ United ajuste de nouveau ses objectifs annuels à la baisse / Quatre facteurs bousculent son activité
L’horizon de FDJ United ne s’est pas éclairci. Le groupe de jeux d’argent et de hasard est sanctionné jeudi à la Bourse de Paris, reculant toujours d’environ 4 % en début d’après-midi, après avoir de nouveau abaissé ses prévisions annuelles. La première révision avait pris place lors de sa publication du premier trimestre, lorsque l’entreprise avait annoncé s’attendre à un produit brut des jeux (PBJ) en légère progression, ainsi qu’une baisse de ses revenus du même ordre. S’en étaient suivis ses résultats semestriels, lors desquels elle indiquait tabler pour 2026 sur une stabilité de son PBJ, ainsi qu’un recul de ses revenus dans le bas d’une fourchette à un chiffre.
La parution de son point d’étape du troisième trimestre aura finalement donné lieu à un nouvel avertissement. Désormais, FDJ United s’attend à ce que son PBJ recule dans le bas d’une fourchette à un chiffre, tandis que ses revenus devraient marquer le pas dans le milieu de cette même fourchette, incluant une pénalité de 70 millions d’euros liée à la fiscalité additionnelle sur les jeux. La maîtrise des coûts permettra de conserver une marge d’EBITDA courant autour de 23 %, indique le groupe, qui prévoyait auparavant qu’elle se situerait entre 23 % et 24 %. L’objectif d’une progression annuelle du dividende, sur la base d’un taux de distribution d’au moins 75 % du résultat net ajusté, est de son côté confirmé.
« L’activité de FDJ United à fin septembre reflète à nouveau des aléas propres au secteur des jeux, une baisse de la fréquentation des points de vente dans un contexte économique défavorable, ainsi que l’augmentation attendue de la fiscalité », a expliqué la présidente-directrice générale du groupe, Stéphane Pallez, à l’occasion de la publication. Ainsi, sur les neuf premiers mois de l’exercice 2026, le groupe a enregistré un PBJ (correspondant à la différence entre les mises et les gains des joueurs) de 6,3 milliards d’euros, en baisse de 2,8 % sur un an, ainsi qu’un chiffre d’affaires de 2,6 milliards d’euros, quant à lui en recul de 5,6 % - dont plus de deux points sont attribuables aux hausses de fiscalité sur les jeux d’argent.
Question d’élasticité
Ces indicateurs ont été affaiblis par plusieurs facteurs défavorables, détaille FDJ United. Tout d’abord, un nombre et des niveaux de jackpots élevés s’étant révélés inférieurs à ceux de 2025, tout particulièrement sur Euromillions. Ce phénomène s’est accentué au troisième trimestre, indique le groupe. « À fin septembre, le nombre de jackpots Euromillions supérieurs à 130 millions d’euros ressort à 12 comparé à 27 sur la même période de 2025 et, pour les jackpots supérieurs à plus de 200 millions d’euros, à 1 comparé à 12. Au regard de la forte élasticité des mises au niveau de jackpot, cette différence a fortement pesé sur l’activité », ajoute-t-il.
Ensuite, un haut niveau des gains des parieurs sportifs sur les mois de juillet à septembre, surtout dans les points de vente. S’ajoute à cela un environnement conjoncturel toujours difficile en France, et qui a ainsi pesé sur la fréquentation des points de vente aux deuxième et troisième trimestres. Enfin, les hausses de fiscalité sur les jeux ont pesé à hauteur de 62 millions d’euros sur le groupe.
« Dans cet environnement exigeant, le groupe demeure pleinement mobilisé et poursuit avec détermination la mise en œuvre de ses plans d’actions et de performance afin de retrouver rapidement une dynamique de croissance durable, soutenue par l’innovation et l’attractivité de ses offres », a assuré Stéphane Pallez. FDJ United cite notamment ses investissements dans le renouvellement de l’offre de jeux, avec de nouveaux lancements d’Euromillions et de Loto en 2027 par exemple, ou bien le renforcement de l’attractivité de l’offre digitale. « La nouvelle équipe de direction de la [business unit, BU] Paris et jeux en ligne met en œuvre son plan d’actions pour dynamiser la croissance et réduire les coûts : optimisation des investissements marketing et des actions de fidélisation, renforcement de l’expérience joueurs », ajoute l’entreprise. Une revue des marchés de la BU Paris et jeux en ligne, et des actifs ne relevant pas du cœur de métier du groupe (notamment au sein de la BU Paiement et services), est aussi en cours. Ses conclusions devraient être communiquées, au plus tard, en début d’année prochaine.
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