Macro-économie / Taux
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Quand l’Asie vole au secours de la croissance et du commerce / Elle tire profit de la réorganisation des flux commerciaux
Une géopolitique dont s’accommode le commerce mondial. Bien que l’essentiel de la hausse de la valeur des flux commerciaux soit essentiellement dû à la hausse des prix des biens, plutôt qu'à celle des volumes. Il faut dire qu’aux contrôles à l’exportation, s’est ajouté le filtrage des investissements et autres conditions imposées aux chaînes d’approvisionnement. Pas de quoi favoriser une dynamique déjà fragilisée par la pandémie. Ce seraient essentiellement quelques économies asiatiques en développement qui tireraient le mieux leur épingle du jeu, en arrivant encore à « réduire l’écart de revenu avec les pays avancés, là où la convergence s’est interrompue dans la majeure partie du monde en développement depuis le milieu des années 2010 », selon la CNUCED.
Une prouesse alors qu’il semble bien qu’une nouvelle stratégie fasse foi auprès des différents gouvernements, celle d’un recours accru aux politiques industrielles, commerciales, financières et technologiques tel autant de façons d’atteindre des objectifs duaux puisqu’à la fois en lien avec la sécurité nationale et des considérations économiques. L’un des principaux facteurs discriminant pour arriver à se positionner dans des activités à plus forte valeur ajoutée est désormais décrit comme relevant avant tout de la technologie, du financement et de la géopolitique.
Division
La bonne santé des uns ne veut pas dire que le moral est beau fixe pour tous. Revenant sur le conflit au Moyen-Orient, le rapport de la CNUCED rappelle que ce sont avant tout les économies en développement dépendantes des importations qui souffrent le plus lors d’une telle séquence de hausse des prix du pétrole. D’autant plus qu’il faut ajouter à cette dernière la hausse des coûts d’emprunt et une volatilité des flux de capitaux, laquelle a doublé depuis le début des affrontements.
Un coussin contracyclique précieux est de plus en train de disparaître petit à petit. Il s’agit de l’aide publique au développement, laquelle devait connaître sa troisième baisse annuelle consécutive - de l’ordre de 7 % - alors même qu’elle constitue de longue date une source essentielle de financement pour les pays les moins avancés et autres petits États insulaires en développement. La stabilité financière inquiète également l’institution, via un autre canal cette fois-ci, celui d’un marché essentiellement exposé à un petit nombre d’entreprises.
Avenir
La concentration géographique est également interrogée par les auteurs, ceux-ci relevant que les économies développées s’approprient entre 2020 et 2025 pas moins de 70 % de la valeur des projets d’investissements étrangers annoncés dans les secteurs stratégiques à forte valeur ajoutée. Parmi lesquels on retrouve les semi-conducteurs, les technologies de la transition énergétique et les infrastructures de l’IA.
Les économies en développement ne seraient en tête qu’uniquement « dans les minerais critiques et les matériaux stratégiques, avec 60 % des nouveaux investissements étrangers directs dans cette catégorie. » L’attrait des renouvelables ne cesse quant à lui de croître. D’autant plus que depuis 2024, il s’avère que les énergies renouvelables sont « moins coûteuses que l’alternative la moins chère à base de combustibles fossiles dans plus de 90 % des nouvelles installations », une nouvelle donne qui pourrait modifier la direction des futurs flux d’investissements.
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