Macro-économie / Taux
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Ces start-up tricolores qui vont de mieux en mieux / La Banque de France voit les pertes d’exploitation se réduire
Une dynamique qui ne se dément pas. Le contexte économique n'est pas au beau fixe, toutefois cela n’empêche pas les start-up tricolores de faire leur bonhomme de chemin. Les données de la Banque de France englobent certes la partie de l’écosystème la plus mature – les 2 640 d’entre elles dont elle dispose des comptes pour les exercices 2024 et 2025 -, il n’en demeure pas moins que leur rentabilité d’exploitation semble en bonne voie.
Cet indicateur clé s’améliore pour la deuxième année consécutive. Le déficit opérationnel avait déjà reculé de 17 % en 2024 et vient à nouveau de baisser de 9,2 %. Une dynamique qui permet à pas moins de 39,8 % des start-up étudiées d’afficher un résultat d’exploitation positif. Cette réussite n’a pas été obtenue en sabrant les effectifs. Au contraire ils augmentent de 2,2 % pour atteindre pas moins de 120 900 salariés. Un trio de bons élèves est désigné en ce qui concerne les secteurs les plus à même de générer de la valeur ajoutée. En la rapportant au chiffre d’affaires, celle‑ci atteint pas moins de « 48,3 % dans le software & data, soit le niveau le plus élevé de l’échantillon, devant les fintechs (42,8 %) et le marketing digital (37,5 %). »
Irriguer
Un tour de force alors que dans le même temps le contexte de marché est considéré comme « plus sélectif », en raison d’une mauvaise dynamique des levées de fonds. Lesquelles ont perdu 5 % de leur montant en un an et 15 % de leur volume pour s’établir à 7,4 milliards d’euros. Des données permettant d’objectiver l’état de santé des start-up, dont Lise Gandrille-Talarico, correspondante nationale pour l’accompagnement des entreprises, explique qu’elles relèvent du plan stratégique de la Banque de France. Plus particulièrement, il s’agit d’un axe devant lui permettre de « porter sur l’économie une voix indépendante, légitime et souveraine. » Les équipes de l’institution ont affirmé, en présentant l’étude, avoir pour ambition de devenir la référence en termes d’analyse financière sur le sujet.
Les différentes données compilées permettent également de constater que l’export peut s’avérer un atout précieux face aux turbulences économiques. Quelques jours après que Bpifrance a souligné son importance pour les PME et les TPE, voici que la Banque de France explique que pour les start-up, les ventes à l’exportation ont augmenté de 13,8 %, à 8,5 milliards d’euros, en un an et pèsent pour pas moins de 28,7 % du chiffre d’affaires de l’échantillon.
Loupe
Un pan entier a également été consacré à l’étude de la deeptech, un volet essentiel tant il doit permettre le passage à l’échelle industrielle d’innovations. Pour y parvenir, Bpifrance a collaboré avec l’institut d’émission et a construit une base de données de quelque 271 entreprises. Lesquelles sont présentes dans des secteurs allant de la santé à l’industrie, en étant majoritairement présentes – 65 % - dans trois régions à savoir l’Île‑de‑France, l’Auvergne‑Rhône‑Alpes et enfin l’Occitanie. Une des principales différences avec le reste des start-up réside dans un résultat d’exploitation largement négatif, dont le déficit est équivalent à 49 % du chiffre d’affaires cumulé.
Ainsi, 73,8 % de l’échantillon présente un résultat d’exploitation négatif au titre de l’année 2025, différents résultats propres aux activités deeptech qui ne surprennent pas outre mesure à la Banque de France. Puisque ceux-ci sont vus comme pouvant « être rapprochés de certaines caractéristiques économiques propres aux activités deeptech. » Une réalité qui s’explique par les spécificités de ces activités : « les cycles de développement technologique, les investissements industriels, les procédures de certification ou d’autorisation réglementaire, ainsi que le déploiement commercial à grande échelle, peuvent nécessiter des financements importants pendant de nombreuses années, y compris pour des entreprises déjà bien établies. »
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