Macro-économie / Taux
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L’économie mondiale ralentit sans décrocher / L’OCDE prévoit que l’IA et la baisse des prix de l’énergie la soutiendront 2027
L’économie mondiale tient bon. Dans ses nouvelles perspectives économiques, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) estime que l’activité mondiale a fait preuve de résilience au premier semestre 2026, malgré les conséquences du conflit en cours au Moyen-Orient. Le rapport de l’organisation basée à Paris indique que plusieurs facteurs ont permis d’amortir le choc.
Les stocks de pétrole, l’augmentation de l’offre provenant de producteurs situés en dehors des économies du Golfe et les mesures de soutien décidées par les gouvernements ont limité les effets de la crise énergétique sur l’économie mondiale. Le dynamisme des activités liées à l’intelligence artificielle, qui continue de stimuler l’investissement, la production et les échanges, fut un autre soutien.
La situation pourrait toutefois rapidement évoluer. L’OCDE souligne que les perspectives mondiales dépendent largement de la durée et de l’issue du conflit au Moyen-Orient. L’intensification des perturbations de la production et des exportations dans les économies du Golfe a récemment provoqué une remontée des prix de l’énergie. À cette pression s’ajoutent des marges de raffinage élevées, liées aux goulets d’étranglement dans la production, qui renchérissent les coûts pour les entreprises et font pression à la hausse sur les prix à la consommation. Les produits agricoles sont eux aussi concernés puisque certains ont fortement augmenté ces derniers mois, notamment sous l’effet de phénomènes météorologiques extrêmes qui perturbent l’offre.
Dans ce contexte, l’inflation devrait repartir à la hausse à court terme avant de ralentir en 2027. Dans les économies du G20, elle passerait ainsi de 4,1 % en 2026 à 3,6 % en 2027. Dans les économies avancées, l’inflation sous-jacente devrait également refluer, de 2,7 % à 2,5 %.
Malgré ces vents contraires, l’OCDE ne prévoit pas de catastrophe économique. Le PIB mondial devrait progresser de 2,9 % en 2026, puis de 3 % en 2027, après 3,4 % en 2025. Attention, cette légère accélération attendue l’an prochain reposerait notamment sur deux hypothèses : une détente des prix de l’énergie, conforme aux anticipations actuellement intégrées dans les marchés à terme, et la poursuite du développement des technologies liées à l’intelligence artificielle.
Reste que, à court terme, la hausse des prix, le ralentissement de la progression des revenus et le niveau élevé des taux d’intérêt devraient freiner la demande dans plusieurs économies.
Aux États-Unis, la croissance resterait relativement soutenue, à 2,2 % en 2026 puis 2,1 % en 2027. L’investissement porté par l’IA continuerait de soutenir l’activité, mais serait en partie contrebalancé par le ralentissement de la progression des revenus réels et de la consommation.
Dans la zone euro, l’OCDE prévoit une croissance de 1 % en 2026 comme en 2027. La demande devrait bénéficier de la normalisation des prix de l’énergie et de la montée en puissance des nouvelles dépenses et initiatives dans le domaine de la défense. A noter que la France voit sa croissance être révisée à 0,4 % pour 2026 (-0,3 point) et à 0,7 % en 2027 (-0,3 point). La Chine, de son côté, verrait sa croissance ralentir davantage : 4,5 % en 2026, puis 4,2 % en 2027.
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