Macro-économie / Taux
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France : après une année médiocre, le pari du rebond en 2027 / La Banque de France la voit retrouver de l’élan
Le rebond attendra 2027. Avec une croissance limitée à 0,4 % cette année, l’économie française devrait encore traverser une période de forte mollesse. Pour la Banque de France, le véritable changement de rythme se situerait l’an prochain. Après un premier semestre 2026 marqué par le recul puis la stagnation du PIB, l’activité accélérerait progressivement pour atteindre 0,9 % en 2027, puis 1,2 % en 2028.
La consommation des ménages, particulièrement peu dynamique en 2026, devrait progressivement repartir. La Banque de France mise sur une amélioration du pouvoir d’achat de la masse salariale, favorisée notamment par le recul des prix de l’énergie retenu dans son scénario central.
Le reflux de l’inflation devrait néanmoins contribuer à desserrer l’étau. Après avoir atteint 2,3 % en moyenne en 2026, l’inflation totale reviendrait à 1,9 % en 2027, puis à 1,6 % en 2028. Un environnement plus favorable aux dépenses des ménages, à condition que les prix de l’énergie poursuivent leur normalisation.
La France ne compterait toutefois pas uniquement sur ses consommateurs pour retrouver de l’élan. Le commerce extérieur devrait également soutenir la croissance au cours des deux prochaines années. La demande mondiale adressée à la France resterait en effet plus dynamique que la demande intérieure. Le redressement des exportations observé à partir du deuxième trimestre 2026, notamment dans l’aéronautique et la défense, constitue déjà un point d’appui.
Cette contribution extérieure pourrait devenir d’autant plus importante que l’investissement privé reste contraint. Les entreprises demeurent prudentes dans leurs dépenses, tandis que la hausse des taux longs devrait progressivement renchérir leurs conditions de financement. L’investissement résidentiel, déjà en recul au premier semestre 2026, reste lui aussi un point faible.
Sans surprise, la Banque de France précise que les risques qui entourent ses prévisions restent orientés à la baisse. Le principal danger vient toujours du Moyen-Orient. Une nouvelle flambée des prix du pétrole ou du gaz pourrait rapidement raviver l’inflation et rogner le pouvoir d’achat des ménages, tout en dégradant les conditions de production et d’investissement des entreprises.
Dans son scénario défavorable, la croissance ne dépasserait pas 0,4 % en 2027. Dans le scénario très défavorable, elle deviendrait même négative, à -0,2 %, tandis que l’inflation grimperait jusqu’à 4,2 %. À l’inverse, une détente plus rapide des prix de l’énergie offrirait un soutien supplémentaire à l’activité.
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