Macro-économie / Taux
Macro-économie / Taux
Quand le commerce pourrait tirer profit de la numérisation / Une progression conséquente sous cinq ans
Une avancée imperturbable ou presque. L’accélération du numérique ajouterait au commerce mondial pas moins de 2 800 milliards de dollars d’ici à 2031. Ce scénario imaginé par Standard Chartered et Oxford Economics représente une augmentation de quelque 6,9 % par rapport aux niveaux de référence. C’est peu dire que les quelque 2 100 décideurs interrogés partagent cet avis tant ils ont déjà largement recours au numérique.
Les chiffres dévoilés cette semaine voient pas moins de « quatre entreprises sur cinq déclarer tirer profit de leurs investissements dans leurs capacités numériques », tandis que 83 % d’entre elles arrivent à réagir plus rapidement aux perturbations sur leurs chaînes d’approvisionnement grâce à ces outils numériques. Sans compter qu’à les entendre, l’IA n’a pas encore révélé son plein potentiel, elle est « jugée très pertinente ou capable de transformer la digitalisation du commerce par 56 % des entreprises interrogées. »
Nouvelle donne
Il s’avère également que contrairement à ce qu’on pourrait penser, les chaînes d'approvisionnement semblent se « réorganiser sans pour autant être relocalisées : plus de neuf entreprises sur dix prévoient d'adapter leurs activités dans les trois à cinq prochaines années ». Pour autant, environ 60 % n'envisagent ni de pénétrer de nouveaux marchés ni de s'en retirer, que ce soit pour l'approvisionnement, la fabrication ou l'exportation. Les capacités numériques joueraient un rôle clé, puisque 82 % des firmes estiment qu’elles leur permettent de mieux anticiper sur l’ensemble de leur chaîne d’approvisionnement et de leurs activités financières.
Même son de cloche en ce qui concerne la trésorerie, où les entreprises sont près de 74 % à estimer que les outils numériques améliorent leur gestion en la matière ou de risque de change. De quoi expliquer que « 37 % des entreprises prévoient d'intégrer plus étroitement leurs fonctions de trésorerie et de chaîne d'approvisionnement », et que la gestion du risque de change soit aujourd’hui une priorité stratégique pour 57 % d'entre elles.
Vitesse
Le symptôme d’un changement plus profond, selon Roberto Hoornweg, PDG de la division Corporate & Investment Bank de Standard Chartered : « alors que les entreprises se concentrent moins sur la refonte de leurs chaînes d’approvisionnement et davantage sur le renforcement de leur résilience, de leur visibilité et de leur agilité, les investissements dans les capacités numériques deviennent une source essentielle d’avantage concurrentiel. »
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

