Macro-économie / Taux
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BCE : un nouveau tour de vis escompté cette semaine / Couper court à la contagion énergétique
La Banque centrale européenne (BCE) devrait effectuer sa seconde hausse de taux en trois réunions ce jeudi. Se réunissant mercredi et jeudi, le Conseil des gouverneurs devrait choisir d’augmenter le taux d’intérêt de la facilité de dépôt, son principal taux directeur, de 25 points de base, à 2,50%. Sans surprise, une des raisons est liée aux prix de l’énergie.
La crise au Moyen-Orient reste non résolue et maintient les prix du pétrole à des niveaux élevés. Les prix du gaz en Europe ont également atteint de nouveaux sommets, alors que les stocks doivent être reconstitués. Pour les économistes, cette évolution constitue un risque pour l’inflation, notamment en 2027. La transmission des prix du gaz à l’inflation étant plus lente, le choc énergétique pourrait avoir des effets plus persistants.
Pour l’instant, les économistes ne constatent toutefois pas de véritable emballement de ce côté-là. HSBC souligne qu’il existe peu de signes d’une montée des pressions inflationnistes domestiques et peu d’éléments indiquant une accélération des effets de second tour. Les anticipations d’inflation des consommateurs ont même reculé en juillet, malgré la remontée des prix de l’énergie. Les mesures de marché des anticipations d’inflation à long terme restent par ailleurs compatibles avec l’objectif de la BCE.
C’est précisément cette situation qui donne à la hausse de septembre un caractère particulier. Pour ING, il s’agit en quelque sorte d’une « hausse de taux d’assurance » : la BCE ne répond pas nécessairement à une inflation domestique hors de contrôle, mais cherche à renforcer sa crédibilité et à prévenir une diffusion du choc énergétique à l’ensemble de l’économie.
Par ailleurs, on peut noter la résistance de l’économie européenne puisque depuis la réunion de juillet, les données d’activité se sont révélées robustes. La croissance du Produit intérieur brut (PIB) au deuxième trimestre a surpris à la hausse (2,4% en rythme annualisé) et les indices PMI ne disent pas autre chose. Cette solidité réduit le risque qu’une nouvelle hausse des taux provoque immédiatement un ralentissement trop marqué de l’économie. Il se trouve qu'Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE, a déclaré que la résilience de la demande plaidait pour un nouveau resserrement.
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