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La réduction du parc d’abonnés de SFR se poursuit / Dans un contexte où le processus de son rachat suit son cours

Au deuxième trimestre, Altice France a enregistré un net recul de son chiffre d’affaires et de sa rentabilité, et vu un certain nombre de clients se détourner de SFR. Des performances commerciales que la direction met en regard des annonces faites, au cours de la période, sur le processus de vente de l’opérateur télécoms à ses concurrents.
(Photo de Jean-Marc Barrère / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
(Photo de Jean-Marc Barrère / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

Un trimestre dans le rouge pour Altice France. La maison mère de SFR a publié, cette semaine, des résultats financiers dans un contexte particulier : celui de la vente prévue de son opérateur de télécommunications à ses rivaux Free, Orange et Bouygues Telecom. Les indicateurs sont tous orientés à la baisse. Le chiffre d’affaires a reculé de 8,7 %, à 2 milliards d’euros et quelque, tandis que son Ebitda a chuté de 13 %, à 681 millions d’euros.

Alors que ses abonnés s’interrogent probablement sur le sort qui leur sera réservé à l’issue de cette transaction, si elle aboutissait, ils sont en tout cas de moins en moins nombreux : au deuxième trimestre, SFR a vu 89 000 abonnés fixes et 84 000 sur le mobile le quitter. Après être parvenu à stabiliser sa base d’abonnés mobile en 2025 et à limiter le recul de son parc sur le fixe, l’opérateur avait aussi perdu - mais dans une moindre mesure - des clients au premier trimestre de 2026.

Le lien de corrélation entre la perte de clients et le contexte de vente de l’opérateur a été détaillé par la direction lors de la présentation des résultats aux analystes. « Les rumeurs [de vente] n’ont pas commencé au deuxième trimestre, mais dès la fin de l’année dernière. Mais il est clair qu’au deuxième trimestre, il y a eu une série d’annonces, dont la première concernait l’entrée en négociations exclusives, en avril. Celles-ci ont été prolongées, puis il y a eu la signature du protocole d’accord début juin. Nous avons clairement constaté un impact progressif à chaque nouvelle annonce. Bien sûr, celle de juin, avec la signature du protocole d’accord, a eu un impact plus marqué. […] Pour vous donner un exemple, nous avons observé une hausse des taux de désabonnement, selon la gamme de produits, de 2 points, 3 points, voire parfois 5 points, par rapport au taux de désabonnement habituel que nous avions constaté et qui était en baisse depuis deux ans. Il est de notoriété publique qu’il est plus difficile de vendre des abonnements ou de fidéliser un client dans un tel contexte », a ainsi expliqué Mathieu Cocq, le président-directeur général de SFR.

Au regard de la situation particulière actuelle, le groupe se garde de donner des prévisions financières pour l’exercice 2026. Quant au dossier de la vente de SFR, il est désormais en cours d’instruction par l’Autorité de la concurrence, qui sera en charge d’examiner les transactions respectives d’Orange, Bouygues Telecom et Free, la Commission européenne lui ayant renvoyé l’examen du dossier de l’acquisition menée par Iliad.

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