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Entreprises / Actions

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Face aux incertitudes, le partage du profit a résisté chez les entreprises du SBF 120 / Des différences sectorielles

Au sein du SBF 120, le montant total de primes versées au titre du partage du profit a légèrement reculé en 2025, tandis que la prime moyenne par salarié a de son côté progressé, portée par une augmentation rapide des montants d’abondement. Les écarts entre secteurs sont significatifs.
(Photo de MATTHIAS BALK / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP)
(Photo de MATTHIAS BALK / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP)

Le partage du profit continue de s’affirmer dans les entreprises françaises. L’année dernière, le montant des primes versées a progressé sur l’ensemble du marché, notamment grâce à l’accélération de l’équipement des PME et ETI, retrace le dernier baromètre d’Eres. Mais le SBF 120 semble faire figure d’exception. Dans un contexte d’incertitudes internationales comme nationales, le montant total des primes versées à leurs salariés a marqué le pas en 2025 : à 6,23 milliards d’euros, il a reculé de 3,8 % sur un an. « Ces montants restent néanmoins très élevés et confirment la forte dynamique enregistrée depuis plusieurs années et l’ancrage solide des dispositifs de partage de profit au sein du SBF 120 », souligne Eres.

Ceci se lit notamment dans la prime de partage de profit moyenne (participation, intéressement, abondement) qui a atteint 6 010 euros par salarié, en hausse de 2 % sur un an, soit près de 1,5 mois de salaire. Et en ajoutant les dividendes perçus par les salariés actionnaires, ce sont ainsi près de 7,4 milliards d’euros qui ont été distribués aux salariés.

 

Triple moteur

 

La hausse des primes versées a été majoritairement soutenue par l’augmentation rapide des montants d’abondement (+ 22 %), qui a trois moteurs : l’attachement des entreprises aux dispositifs de partage de profit, le recours à l’abondement comme mécanisme compensatoire (lorsque les primes de participation et d’intéressement sont contraintes par les résultats économiques en retrait), et des taux d’épargne des Français toujours à des niveaux record, explique Eres.

Derrière la prime moyenne record par salarié, se cachent toutefois des disparités sectorielles. Par exemple, 17 % des entreprises versent moins de 1 000 euros par salarié, 20 % ont versé plus de 10 000 euros. En 2025, c’est le secteur pétrolier et parapétrolier qui s’est distingué. Sur plus long terme, au cours de la période 2021-2025, le luxe s’impose quant à lui comme le secteur le plus généreux. « Une constance qui traduit une stratégie claire : faire du partage du profit un levier d’attractivité et de fidélisation des talents », indique Eres. Ces différences sectorielles s’observent aussi au travers de l’indice EquiProfit établi par Eres, rapportant les primes versées au résultat net de l’entreprise. Ainsi, en 2025, les entreprises du SBF 120 redistribuent en moyenne 7 % de leur résultat net à leurs salariés, avec des écarts qui varient de 2 % à 13 % selon les secteurs.

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