Macro-économie / Taux
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L’Hexagone cherche des solutions pour l’emploi des seniors / La France reste à la traîne en Europe
« Plus l’âge de départ en retraite est décalé, plus les actions permettant aux seniors de rester effectivement en emploi seront cruciales ». Clément Beaune, Haut-commissaire à la Stratégie et au Plan, a immédiatement planté le décor en présentant les travaux de ses équipes sur la façon dont favoriser l’emploi jusqu’à la retraite. Le sujet explosif de l’âge est effectivement déterminant pour l’élaboration d’une stratégie nationale sur l’emploi des seniors.
Des débats qui se concentrent pour l’heure essentiellement sur la fin de carrière des seniors, alors même que la façon la plus efficace semble avant tout d’agir tout au long de la carrière des actifs. Un volet qui est jugé tout aussi important par les équipes du Haut-commissaire à la Stratégie et au Plan (HCSP), que celui ayant trait à la transition entre emploi et retraite. Un des regrets des auteurs est de constater qu’au vu des comparaisons européennes, on constate qu’en France, le recours au temps partiel « est plus souvent subi' et que le cumul emploi-retraite demeure peu développé ».
Les aménagements choisis du temps de travail, le cumul emploi-retraite ou la retraite progressive peuvent contribuer à prolonger l’activité, à rendre les fins de carrière plus soutenables et à organiser la transmission des savoir-faire. Mais les comparaisons européennes montrent qu’en France, le recours au temps partiel est plus souvent « subi » et que le cumul emploi-retraite demeure peu développé. La formation professionnelle est avancée telle « un levier essentiel pour sécuriser les parcours professionnels et anticiper le renouvellement des compétences », et ce d’autant plus que « la France forme moins ses actifs, et en particulier ses seniors, que les pays où leur taux d’emploi est élevé ».
Construire
L’édifice tricolore gagnerait donc à être construit sur des fondations bien plus solide, tout particulièrement en ce qui concerne le début de carrière de ses actifs. L’équation à résoudre serait moins de parvenir à augmenter le nombre de dispositifs existants, que de parvenir à « inscrire ces différents leviers dans une stratégie cohérente, afin de concilier allongement des carrières et soutenabilité du travail ». Pour y parvenir une bonne entente entre les pouvoirs publics, les partenaires sociaux ou autres entreprises est nécessaire. Pour parvenir à améliorer le principal point noir de la France, le taux d’emploi des plus de 60 ans – avec à peine plus de 4 seniors de 60-64 ans sur 10 en emploi et seulement 11 % des 65-69 ans.
Impossible de relever le défi sans se pencher sur ce facteur confient les équipes du HCSP, celles-ci considèrent qu’il est indéniable que « nous allons et devrons ainsi travailler en moyenne plus longtemps au cours de notre vie ». Pour l’heure la France n’en prend pas le chemin, étant donné que "même en tenant compte des effets de la dernière réforme - ayant trait à la retraite ndlr - (2023) et en considérant sa pleine application, nous travaillons deux à trois ans de moins que les autres Européens ».
Souhaitable
Un des axes d’amélioration indéniables serait à chercher du côté des moyens de rendre plus souhaitables les fins de carrières. Y parvenir n’y sera pas aisé pour autant puisqu’une des pistes qui se trouve être le cumul emploi-retraite est encore peu développée en France. Alors qu’elle est largement utilisée chez nos voisins, présentant un avantage financier indéniable et offrant une qualité de l’emploi amélioré. Une autre vertu indéniable de l’allongement des carrières se trouve être la meilleure transmission des savoirs faire.
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