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Les ETI abordent 2026 avec mesure / L'internationalisation continue de prouver ses vertus
Les entreprises de taille intermédiaire (ETI) françaises entament 2026 avec un peu plus de clarté. Après s’être maintenus à de bas niveaux l’an passé, leurs carnets de commandes devraient en effet s’étoffer légèrement de nouveau cette année, relève le dernier baromètre annuel des ETI de Bpifrance Le Lab, avec un solde d’opinion associé en nette hausse de 8 points et ayant de nouveau atterri en territoire positif. Il reste toutefois inférieur à sa moyenne de long terme. Ainsi, si les contraintes de demande se font un peu moins pesantes, elles restent toutefois l’un des principaux freins à leur croissance, estiment 55 % des 530 dirigeants interrogés par la banque publique d’investissement.
Une accélération à l’accent international
Dans ce contexte, l’activité des ETI devrait accélérer, là aussi légèrement, en 2026. Le solde d’opinion relatif à l’évolution du chiffre d’affaires, pour l’année en cours, a grimpé de 8 points sur un an, pour s’établir à + 18. Une embellie ne masquant pas le fait que l’activité devrait rester peu dynamique, avec un indicateur prévisionnel toujours inférieur de 11 points à sa moyenne historique. À noter, néanmoins, que cette accélération de l’activité devrait au moins se traduire par un peu plus d’embauches en France, avec un indicateur prévisionnel des effectifs en hausse de 7 points sur un an, pour se fixer à + 14.
Et si l’environnement mondial s’affiche sous tension, les ETI internationalisées sont celles à avoir les perspectives (en matière de chiffre d’affaires comme de créations d’emploi) les plus favorables, en comparaison à celles tournées vers le marché domestique. Les différences sont assez flagrantes : le solde d’opinion relatif à l’évolution du chiffre d’affaires progresse de 19 points sur un an chez les ETI réalisant plus d’un quart de leurs revenus à l’étranger, pour atteindre 31. À l’inverse, il se bloque à + 8 pour celles qui y réalisent moins de 5 % (en hausse de trois points), ou bien de six points (solde à + 26) pour celles dont cette part se situe au milieu de la fourchette.
D’autant que les ETI sondées prévoient une petite accélération de leur chiffre d’affaires réalisé hors du territoire français. Et ce, quel que soit le marché : l’indicateur prévisionnel des ventes dans l’Union européenne (UE) a par exemple gagné 5 points sur un an, pour se fixer à + 11, tandis qu’il a progressé de 6 points (à + 13) pour celles en dehors de l’UE. Reste que ceci va de pair avec une intensification de la pression concurrentielle, plus particulièrement dans l’industrie et la construction, avec des ETI de ces secteurs estimant être plus exposées à la concurrence internationale, hors UE, que les autres.
Mieux que prévu
L’an passé, la situation de trésorerie des ETI s’est également quelque peu améliorée, ressortant par ailleurs mieux orientée que ce qu’elles n’avaient anticipé. Le niveau reste en revanche peu favorable et les ETI interrogées n’entrevoient pas d’amélioration pour l’année, avec un solde prévisionnel ayant chuté de 2 points à – 12, contre – 4 en moyenne sur longue période. Les entreprises de l’industrie, et de la construction, font état d’un pessimisme plus marqué. « Toutefois, la proportion d’ETI confrontées à des difficultés pour accéder à un crédit de trésorerie reste stable sur un an, à 22 %. En revanche, l’accès au financement de long terme s’est légèrement durci : 21 % des ETI interrogées ont rencontré des difficultés pour accéder à un crédit d’investissement, une proportion en hausse de 2 points sur un an », estime le baromètre.
À l’instar de la situation de trésorerie, les investissements ont moins freiné l’an passé que ce qui n’avait été anticipé. Et pour cette année, les intentions en la matière s’améliorent légèrement. À + 6, le solde d’opinion a grimpé de 7 points sur un an, bien que toujours en deçà de sa moyenne historique de + 18.
Quid des investissements verts
Dans cet ensemble d’investissements, les ETI ont aussi été un peu plus nombreuses à avoir déployé des fonds en faveur de leur transition verte l’année dernière, à hauteur de 53 %, ce qui représente une progression de deux points sur un an. Reste à voir de ce qu’il en sera en 2026, dans la mesure où les ETI sont un peu moins nombreuses à envisager d’accroître leurs investissements verts pour l’année à venir, alors que le solde d’opinion associé a perdu 7 points sur un an.
En revanche, les montants investis pourraient être plus dynamiques. Et certaines retombées se dessinent. « Si les ETI sont nombreuses à être dans l’incertitude quant aux impacts des investissements verts sur leur entreprise, près d’une sur deux en ayant réalisé déclarent avoir réduit leurs émissions directes de gaz à effet de serre et/ou leur consommation d’énergie. En revanche, seule une faible part d’ETI (7 %) ont observé une baisse des coûts de production », pointe le baromètre de Bpifrance Le Lab.
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