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exclusif Les fonds d'Etat rassurent sur le risque corporate

EXCLUSIF. Selon une étude, l'entrée d'un fonds souverain au capital d'une entreprise diminue le risque de défaut de celle-ci, au moins sur la première année après l'opération.
Le groupe de services collectifs espagnol Iberdrola a annoncé hier qu'il procèderait à une augmentation de capital de 2 milliards d'euros réservée au fonds souverain du Qatar. Ce dernier détiendra après l'opération 6,2% du capital de l'entreprise. Une émission de titres qui devrait à la fois permettre à Iberdrola de renforcer son bilan et de financer son offre de rachat sur sa filiale Iberdrola Renovables, mais également d'améliorer sa qualité de crédit. Car selon l'étude de deux chercheurs italiens de l'université de Milan parue le mois dernier, l'entrée d'un fonds souverain au capital d'une entreprise diminue le risque de défaut de celle-ci. Les chercheurs se sont basés sur l'étude des primes de risque de un à cinq ans de 308 entreprises ayant reçu des financements de fonds souverains entre 2003 et 2010. Leurs résultats montrent que le risque de crédit des entreprises diminue après que le fonds souverain a investi dans cette dernière. Sachant que les résultats sont plus significatifs pour les CDS à un an qu'à cinq ans. Ainsi, la prime de risque à un an d'une société ayant reçu le soutien financier d'un investisseur souverain diminue de près de 9 points de base en moyenne post-investissement, contre 3,7 points de base pour les CDS à cinq ans. Ce qui souligne, selon l'étude, que les marchés estiment l'effet stabilisateur des fonds souverains plus efficace sur les entreprises dont le risque de crédit dérive de facteurs à court terme. Les résultats montrent enfin que la baisse des primes de risque des entreprises est proportionnellement plus importante lorsque le CDS de la société est plus élevé après l'investissement du fonds. De même, plus la taille du fonds souverain est importante, plus la baisse des primes de risque de la société dans laquelle le fonds a investi est grande. En revanche, l'entrée des fonds au capital d'une entreprise aura beaucoup moins d'effet sur les primes de risque de celle-ci, en période de forte turbulence des marchés.
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