Start-up / Private Equity
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Les stratégies des family offices composent avec les incertitudes / Ils restent au rendez-vous du financement des entreprises
Les family offices restent au rendez-vous, mais investissent différemment. En 2025, 48 % d’entre eux, sondés dans le cadre du baromètre annuel de l’Association française des family offices (AFFO) et EY, représentant tous ensemble 928 familles – dont près de la moitié gère plus de 500 millions d’euros et un tiers plus d’un milliard d’euros – ont indiqué avoir maintenu leurs investissements. Ils sont aussi 36 % à les avoir augmentés, ce qui représente néanmoins un recul de 6 % sur un an.
S’ils ne se retirent donc pas face aux risques, aux incertitudes et à l’instabilité qui jalonnent l’environnement économique, leur vigilance et leur sélectivité apparaissent renforcées. « Cette approche s’accompagne d’une volonté affirmée de contribuer à la transformation de l’économie : 70 % des répondants mettent en avant l’investissement dans les entreprises locales, 48 % leur implication dans leur transformation, 26 % le financement de projets innovants et 26 % (+ 10 points) le soutien à des initiatives philanthropiques. Elle se traduit également par un attachement durable au private equity, qui demeure le principal vecteur d’investissement dans l’économie réelle et la première classe d’actifs des portefeuilles des familles », explique ainsi l’étude.
Les actions cotées de retour
Certes, le private equity reste leur classe d’actifs préférée, représentant 34 % de leurs portefeuilles. En revanche, il a perdu du terrain à hauteur de 3,5 % et une forme de réallocation semble s’opérer. Les actions cotées, qui pèsent à hauteur de 23 %, ont par exemple vu leur part augmenter de 5,7 points dans les portefeuilles. L’immobilier (16 %, en hausse de 3 points) et les obligations (12 %, en progression de 1,2 point) se sont aussi davantage attiré leurs faveurs. Il reste également à noter que leurs allocations se sont déplacées progressivement vers l’Europe l’année dernière, en hausse de 8 points, au détriment des investissements hors du continent, qui ont chuté de 28 points. Ce qui traduit « une préférence pour des environnements perçus comme plus stables », explique l’étude.
« Les préférences sectorielles des familles pour 2026 confirment une recherche d’équilibre entre performance, diversification et croissance rentable. Les technologies s’imposent largement comme le premier secteur d’investissement (73 %), devant la santé et les sciences de la vie (48 %). Cette dynamique reflète l’importance accordée à l’innovation, considérée comme un levier stratégique majeur de développement par 86 % des répondants », ajoute-t-elle. Au-delà de ces tendances sectorielles, les thématiques d’investissement traduisent aussi une évolution des priorités des investisseurs. C’est le cas, par exemple, de la croissance rentable, qui est devenue la première thématique d’investissement (66 %), tandis que la recherche de rendement a progressé à 34 %. À l’inverse, l’investissement durable a chuté de 22 points et le développement international, de 9 points. « Les family offices privilégient désormais la visibilité, la rentabilité et la maîtrise des risques », résume le baromètre.
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