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Macro-économie / Taux / UBS / richesse / mondiale

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2025 aura été une année faste pour la richesse mondiale / Elle n’avait pas progressé à un tel rythme depuis 2017

La publication du Global Wealth Report d’UBS relate une nouvelle année de hausse pour la richesse mondiale, la troisième de suite. Le symptôme d’une croissance qui progresse à un rythme moins élevé que la richesse moyenne, des résultats agrégés qui cachent de fortes disparités régionales.
Billets. Photo par NOAH SEELAM / AFP
Billets. Photo par NOAH SEELAM / AFP

Une progression de plus. Le cru 2025 du Global Wealth Report d’UBS relate une richesse globale qui explose un peu plus – en progression de 10,8 % sur l’année contre 4,6 % en 2024 et 4,2 % en 2023 – et derrière elle des histoires bien différentes. Notamment en raison de la dépréciation du dollar américain en 2025, laquelle a conduit à une amplification des hausses de richesse en dehors des États-Unis.

C’est en effet en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique (EMEA), qu’on note la plus forte augmentation – de l’ordre de 17,5 %. Loin devant les Amériques - 8,5 % - et l’Asie-Pacifique – 5,9 %. Pas de quoi empêcher pour autant les habitants d’Amérique du Nord de demeurer les plus riches en moyenne, « avec une richesse moyenne par adulte de 660 000 dollars, suivis de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande à près de 590 000 dollars, tandis que l’Europe occidentale a atteint plus de 330 000 dollars ».

 

Peloton de tête

 

Un paysage d’ensemble où ce sont nos voisins suisses qui caracolent en tête - avec une richesse moyenne par adulte de près de 910 382 dollars – devançant les Américains puis les Luxembourgeois. Sur les cinq dernières années certains pays ont mis les bouchées doubles pour comble leur retard, à l’instar de la Corée du Sud. Laquelle « a enregistré la plus forte progression de la richesse moyenne réelle par adulte parmi les marchés analysés, avec des gains de plus de 50 %, aux côtés de fortes hausses supérieures à 25 % en Croatie, en Norvège, en Lettonie, à Taïwan et en Bulgarie » relate le Global Wealth Report d’UBS.

Pas de quoi empêcher une forme de concentration géographique, cette même période depuis 2020 ayant vu « apparaître une divergence croissante entre la richesse moyenne et la richesse médiane, soulignant des gains inégaux entre les ménages ». Conjointement les données sur les nouveaux millionnaires l’an passé racontent la même histoire, étant donné que les États-Unis « ont représenté près de la moitié des nouveaux millionnaires créés en 2025, avec plus de 440 000 personnes supplémentaires, suivis de la Chine continentale, du Japon, de l’Allemagne, du Royaume-Uni et de la France ».

 

Propulsé

 

De nouveaux moteurs seraient à l’œuvre à en écouter Iqbal Khan, Co-Président UBS Global Wealth Management, ce dernier expliquant constater que « la richesse mondiale évolue rapidement, sa croissance étant de plus en plus façonnée par l’évolution des conditions économiques, le changement technologique et de nouvelles sources d’opportunités sur les marchés ». La décomposition de la croissance mondiale l’an passé en témoigne, largement tiré par les personnes au-dessus des « millionnaires ordinaires » ou EMILLI - expliqué comme étant ceux qui disposent d’actifs compris entre 1 million de dollars et 5 millions de dollars. Ce qui a beaucoup à voir avec la composition des patrimoines, jusqu’aux EMILLI c’est l’immobilier résidentiel qui reste l’actif dominant, de quoi limiter drastiquement la capacité à profiter de l’envolée des marchés financiers. Cette dernière étant un moteur indéniable de la progression de la richesse lors de la dernière décennie.

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