Macro-économie / Taux
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Les investisseurs souverains changent de cap / Infrastructures, ETF et IA redessinent leurs portefeuilles
Les investisseurs souverains revoient leurs allocations. Banques centrales et fonds souverains, qui gèrent près de 29 000 milliards de dollars d'actifs, sont engagés dans une profonde recomposition de leurs portefeuilles.
Selon la 14e édition de l'étude mondiale d'Invesco, les infrastructures apparaissent comme les grandes gagnantes de cette réallocation. Leur poids dans les portefeuilles des fonds souverains est passé de 4,9 % des actifs en 2022 à 9 % en 2026, ce qui en fait la classe d'actifs alternatifs ayant enregistré la plus forte croissance sur la période. Les investissements ciblent principalement les réseaux énergétiques, les infrastructures de la transition énergétique, les centres de données et les actifs numériques, portés notamment par les besoins liés au développement de l'IA.
Par ailleurs, les ETF franchissent un seuil d'adoption auprès des investisseurs souverains. Désormais, 39 % d'entre eux y ont recours. Les usages diffèrent toutefois selon les profils. Les banques centrales utilisent principalement ces véhicules pour accéder efficacement à certaines classes d'actifs, tandis que les fonds souverains les privilégient comme outils d'allocation tactique et de gestion de la liquidité.
L'intelligence artificielle constitue également un thème d'investissement majeur. Si 77 % des investisseurs souverains la considèrent comme une transformation structurelle de l'économie mondiale, plus de la moitié des fonds souverains (52 %) identifient désormais la concentration des marchés autour de quelques grandes valeurs technologiques comme le principal risque associé à cette thématique. Une préoccupation qui pousse les investisseurs à rechercher des expositions plus diversifiées, notamment via les infrastructures énergétiques et numériques.
Pour 71 % des banques centrales et 54 % des fonds souverains, la capacité des portefeuilles à résister aux chocs géopolitiques et économiques pèse désormais autant que la recherche de rendement. Une approche qui traduit l'adaptation des investisseurs souverains à un environnement où les risques de fragmentation, de tensions commerciales et de concentration des marchés deviennent des déterminants durables des décisions d'investissement.
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