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Un an après son lancement, le plan "Osez l’IA" continue son chemin / Suivant trois axes de sensibilisation, de formation et d’accompagnement des chefs d’entreprise
Alors que s’approche le (presque) premier anniversaire d’ « Osez l’IA », place à une nouvelle étape. Ce plan gouvernemental, qui avait été lancé en juillet 2025 dans le cadre de la stratégie nationale pour l’IA vise, pour mémoire, à accélérer la diffusion de cette technologie dans les entreprises françaises. Il a fixé des objectifs ambitieux : un taux d’adoption de 100 % dans les grandes entreprises, 80 % chez les PME et ETI et la moitié des TPE françaises d'ici 2030. « Il faut aller expliquer, rassurer, dire que c’est une nécessité vitale », a assuré la ministre déléguée chargée de l’IA et du Numérique, Anne Le Hénanff, en présentant un point d’étape du plan, à VivaTech, ce mercredi.
Afin de muscler la demande en IA des entreprises, il entend lever les freins en la matière qui sont le plus souvent pointés par les dirigeants, plus particulièrement des plus petites structures, et s'articule ainsi autour de trois axes : la sensibilisation - grâce à un réseau d'ambassadeurs ayant d'ailleurs été étendu, pour se porter désormais à 600 d'entre eux, répartis dans 20 régions et collectivités, et 13 secteurs d'activité - la formation et l'accompagnement. Au titre de 9 mois de déploiement du réseau des ambassadeurs, les actions de sensibilisation ont déjà touché plus de 35 000 entreprises, estime par exemple le gouvernement.
L’une des nouveautés concerne le lancement de la plateforme « Accélérez avec l’IA », ouverte mercredi, qui a été développée et mise en œuvre par Bpifrance, pour le compte de la Direction générale des entreprises. Elle vise à permettre aux entreprises d'identifier des cas d'usages de l'IA adaptés à leur situation et de s'en inspirer pour les déployer, grâce au rassemblement de 75 exemples concrets du déploiement de l’IA dans différents secteurs ou fonctions des entreprises, d’informations pratiques, ou bien de contributions et de témoignages.
Enfin, du côté de l’accompagnement, c’est de nouveau Bpifrance, avec sa direction du conseil, qui sera à la manœuvre. Ceci au travers de la mise en œuvre, pour le compte de l’État, de deux dispositifs en la matière. Ils sont cofinancés par le plan « France 2030 ». Le premier : les « diagnostics Data IA » (sur le modèle d’autres diagnostics existants de la banque publique d’investissement) qui permettront aux PME et ETI d’identifier le potentiel de l’IA pour leur entreprise, puis d’apprendre à l'exploiter – avec une prise en charge de 40 % par France 2030 (le plan d’investissement national les financera à hauteur de 9,6 millions d’euros). Bpifrance engagera un « porte à porte de masse » pour les proposer aux patrons des PME et ETI qui y sont éligibles (avec un effectif entre 10 et 2 000 salariés, et immatriculées en France), a indiqué son directeur général, Nicolas Dufourcq.
S’y ajoutent aussi les « accélérateurs IA », des formats d’accompagnement étalés sur 18 mois, mêlant diagnostic à 360 degrés avec un accent mis sur l’IA, des modules pour approfondir l’impact stratégique des projets en la matière pour l’entreprise et son modèle d’affaires, ou encore des sessions de formation collective et de mise en réseau, entre autres, puisque ces accélérateurs sont regroupés par promotion. Deux typologies d’entre eux seront proposées : l’accélérateur IA et l’accélérateur IA & Industrie, dont la deuxième promotion a été lancée mardi avec le concours, entre autres, de Dassault Systèmes. Ils sont ouverts aux PME et ETI de plus de 50 collaborateurs, réalisant plus de 8 millions d’euros de chiffre d’affaires et âgées d’au moins trois années, et seront co-financés à hauteur de 2 millions d’euros par France 2030.
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