Macro-économie / Taux
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Guerre en Iran : le gouvernement met en œuvre de nouvelles mesures d’économies / Annulations et surgels au programme
Le gouvernement appuie sur le frein. Après avoir chiffré le coût de la guerre en Iran à 6 milliards d’euros, l’exécutif a annoncé plusieurs mesures d’économie pour s’assurer d’atteindre un déficit public de 5% du Produit intérieur brut (PIB) en 2026, après 5,1% en 2025.
Il y a quelques jours, c’est, au grand dam des entreprises, un gel du barème des allègements de cotisations patronales qui avait été décidé. Un choix fait en lien avec la hausse du Smic de 2,4 % prévue en juin, liée au regain d’inflation, dont le niveau influe sur les allègements (ceux-ci s’appliquent aux salaires compris entre 1 et 3 Smic). Cette manœuvre doit permettre d’économiser deux milliards d’euros.
Hier soir, Bercy a annoncé de nouvelles mesures. Sur la sphère de l’État, le gouvernement choisi de stopper les dépenses à hauteur de 4 milliards d’euros.
Dans le détail, il y aura d’une part des annulations de crédits à hauteur de 850 millions d’euros. « Les crédits annulés portent quasi exclusivement sur la réserve de précaution : ils n’avaient pas vocation à être dépensés automatiquement, une partie du budget de l’État étant volontairement gelée au début de l’année pour servir en cas d’aléas », explique-t-on au ministère de l’Economie et des Finances. A noter que 407 millions d’euros de crédits vont en parallèle être ouverts pour financer l’indemnité « grands rouleurs » et le nouveau chèque énergie.
Par ailleurs, des surgels de crédits ont été annoncés à hauteur de 3,2 milliards d’euros.
Ces mesures ont été travaillées avec chaque ministère dans une logique d’effort transversal et partagé, fait-on valoir à Bercy.
Le prochain comité d’alerte des finances publiques, qui se tiendra à la fin du mois de juin, sera l’occasion de refaire un point d’étape sur l’impact de la crise sur les finances publiques et les efforts de gestion nécessaires compte tenu de l’évolution du conflit.
Les chiffres publiés par l'Insee ce matin sont susceptibles de relever l'estimation du coût faite par le gouvernement. En effet, le Produit intérieur brut (PIB) aurait reculé de 0,1 % au premier trimestre 2026, quand une stabilisation était mesurée en première estimation. En cause ? Les dépenses de consommation des ménages ainsi que l'investissement (entreprises et ménages) se sont plus fortement contractés qu'initialement estimé.
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