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Euronext signe des résultats trimestriels remarqués sur les marchés / Les performances financières et l'exécution stratégique sont au rendez-vous
Les marchés applaudissent la publication trimestrielle d’Euronext. L’opérateur boursier paneuropéen est confortablement installé parmi les plus fortes hausses du CAC 40 ce mercredi, en grimpant encore de 4 % cet après-midi, après avoir atteint une hausse de près de 7 % peu après l’ouverture de la Bourse de Paris, grâce à des résultats ayant dépassé les attentes. « Le premier trimestre 2026 a une nouvelle fois démontré la solidité de notre modèle d’affaires diversifié. Ce huitième trimestre consécutif de croissance à deux chiffres témoigne de la manière dont nous avons transformé notre vision de marchés européens intégrés en réalité », a souligné le président du directoire et directeur général du groupe, Stéphane Boujnah, à l’occasion de la publication.
Le chiffre d’affaires ressort en effet en hausse de 15,3 % en données publiées, à 528,5 millions d’euros. L’Ebitda ajusté s’est apprécié de 16,7 %, à 343,2 millions d’euros, pour une marge de 64,9 % (en hausse de 0,8 point). Le bénéfice net, part du groupe, a quant à lui atteint 216,1 millions d’euros, traduisant un taux de croissance de 17,7 %.
Tous les moteurs tournent
Les activités indépendantes des volumes, qui pèsent à hauteur de 56 % au sein des revenus du groupe, sont installées sur une trajectoire nettement ascendante. Les revenus tirés de la division « securities services » ont par exemple progressé de 9,8 %, à 91,6 millions d’euros, profitant d’une croissance à deux chiffres des activités de conservation et la règlement-livraison. La division « capital markets and data solutions » a quant à elle bénéficié de la contribution des récentes acquisitions stratégiques du groupe, comme celle de la Bourse d’Athènes et de la société norvégienne Admincontrol. Elle affiche ainsi une forte croissance de 18,2 %, à 185,9 millions d’euros.
À noter, également, que l’activité du groupe sur les marchés primaires a rencontré son meilleur premier trimestre depuis trois ans, en dépit de la volatilité des marchés. Le groupe de défense tchèque Czechoslovak Group a notamment signé une IPO historique dans le secteur sur Euronext Amsterdam, tandis que d’autres opérations attendues dans les prochains mois, comme celle du groupe franco-allemand KNDS, apparaissent aussi de bon augure pour les introductions en Bourse européennes.
Les activités liées aux volumes ont de leur côté été portées par plusieurs facteurs. D’abord, les marchés FICC (revenus fixes, matières premières et devises) ont vu leur croissance dépasser 5 %, à 95,5 millions d’euros, grâce à la forte expansion dans le négoce et la compensation de matières premières, au lancement réussi d’Euronext Nord Pool Power Futures à la mi-mars ainsi qu’aux volumes record de transactions enregistrés sur le marché des changes et des métaux précieux. D’un autre côté, le chiffre d’affaires lié aux marchés actions a bondi de 28,1 %, à 138,9 millions d'euros, soutenu forcément par la forte volatilité observée sur les marchés boursiers depuis le début de l’année. Là encore, l’intégration de la Bourse d’Athènes y aura aussi contribué.
Prévisions bien cadrées
La performance de l’activité s’est accompagnée d’une discipline sur les coûts. Les charges d’exploitation sous-jacentes se sont élevées à 185,3 millions d’euros. Elles sont certes en hausse de 12,7 %, mais sont conformes aux prévisions du groupe pour l’année et leur hausse reflète les investissements de croissance et l’impact des acquisitions réalisées en 2025. « Il est toutefois plus intéressant de souligner le niveau des charges d’exploitation du premier trimestre qui, annualisé, est inférieur aux prévisions pour l’exercice (environ 740 millions d’euros contre un objectif de 770 millions d’euros) », commente le cabinet Oddo BHF, indiquant qu’il faudra attendre la fin de premier semestre pour mesurer plus finement la tendance. Ceci, associé à la hausse des revenus a permis à la marge d’Ebitda ajusté d’atteindre un nouveau record, rappelle le bureau d’études.
En parallèle, le groupe est resté concentré sur le déploiement de ses projets industriels et l’exécution de sa feuille de route à l’horizon 2027, "Innovate for Growth". Ce qui porte ses fruits. Par exemple, après le lancement probant d’Euronext ETF Europe en septembre 2025, le groupe a lancé des mini-options sur ETF en mars 2026, destinées à améliorer l’accès à ces produits pour les investisseurs particuliers. « Le développement de notre CSD (dépositaire central de titres) connaît un véritable essor. De grands teneurs de compte conservateur soutiennent le modèle et se préparent activement à son lancement en septembre 2026 », a ajouté Stéphane Boujnah. « Nous avons également lancé avec succès l’intégration des clients sur notre plateforme de Repo européenne. Au cœur de l’Union de l’épargne et de l'investissement, nous offrons aux acteurs du marché un véritable choix entre un projet européen et des solutions locales en silos. Nous poursuivons le déploiement de notre modèle à travers l’Europe. Nous constatons notamment une forte augmentation des volumes de MTS au Portugal et en Espagne. Nous bénéficions également de la dynamique croissante du marché grec, soutenue par son reclassement en marché développé. Parallèlement, nous avons progressé dans le développement d’Admincontrol en France », a souligné le patron d’Euronext.
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